Sous l’égide de Gélase Daniel Ndabirabe, président de l’Assemblée nationale du Burundi, les élus du peuple se sont réunis en séance plénière le mercredi 13 mai 2026 au Palais des congrès de Kigobe. Cette séance avait pour objectif d’analyser et adopter le projet de loi de règlement et compte rendu budgétaire pour l’exercice 2024/2025. Ce projet de loi a été adopté à 100% par les députés.

Alain Ndikumana, ministre des Finances, du budget et de la planification a indiqué que le budget 2024-2025 a été élaboré et exécuté dans I ‘optique de contribuer de manière significative à la relance de l’économie burundaise et de poursuivre la mise en œuvre des réformes en gestion des finances publiques. Il a mis en lumière que ces réformes visent la budgétisation axée sur la performance, conformément à la loi organique n°1/20 du 20 juin 2022 portant Révision de la loi n°1/35 du 4 décembre 2008 relative aux finances publiques, afin de relever les défis liés à l’amélioration de I’efficacité des politiques publiques. Il a poursuivi en disant que la mise en œuvre de la réforme du Budget-Programme vise l’atteinte des objectifs de la Vision «Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 » à travers une gestion plus efficace et transparente des finances publiques.
M. Ndikumana a signalé que les ressources du budget général modifié de l’État (recettes intérieures et dons) ont passé de 4 626 051 121 082 BIF pour la loi de finances initiale à 4 211 221 249 371 BIF pour la loi de Finances rectificative correspondant à une diminution nominale de 414 829 871 711 BIF soit 8,97%. Il a à cet effet indiqué que cette diminution est dû à la réduction des prévisions des recettes non fiscales sur les redevances routières et environnementales, les boissons et les droits de douane sur les importations. «Les charges du budget général modifié de l’Etat (les dépenses totales) passent de 5 075 660 779 125 BIF pour la loi des finances initiales à 4 732 396 516 079 BIF pour la loi de finances rectificative, soit une diminution nominale de 343 264 263 046 BIF correspondant à 6.76%», a-t-il précisé.
Les ressources du budget général de l’Etat ont été réalisées à un taux de 76.79%
M. Ndikumana a signalé qu’au cours de l’exercice 2024-2025, les ressources du budget général de l’Etat ont été réalisées à hauteur de 3 233 964 408 863 BIF pour des prévisions annuelles de 4 211 221 249 371 BIF, soit un taux de réalisation de 76,79%. Le montant total des recettes intérieures s’élève à 2 628 331 105 719 BIF contre les prévisions de 2 412 679 181 578 BIF soit une performance annuelle de 108,94%. Les produits non fiscaux ont été exécutés à 112,75%. Il a ajouté que les revenus de la propriété ont été réalisés à 71,99% suite au faible niveau de réalisation des recettes des minerais au cours de l’exercice 2024-2025 par rapport aux prévisions.
«Le paiement des dividendes en-dessous de prévisions est dû, d’une part, au retard de versement au trésor public des dividendes qui reviennent à l’Etat et, d’autre part, certaines entreprises sont toujours à I’exercice fiscal qui s’étend à la période de janvier à décembre dont la validation des résultats ne coïncide pas avec I’exercice budgétaire de l’Etat», a-t-il souligné. Il a conclu en montrant que le montant total des exonérations accordées au cours de l’exercice budgétaire 2024-2025 s’élève à 225 186 325 358 BIF.
Etienne Nduwimana
