La diaspora burundaise et les investisseurs nationaux sont appelés à jouer un rôle de premier plan dans l’accélération du développement socio-économique du Burundi. Tels sont les propos tenus, le mercredi 5 août 2026, par Evariste Ndayishimiye, président de la république du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, lors d’une réunion d’échanges avec les investisseurs burundais résidant au pays et à l’étranger. Les discussions ont porté sur les mécanismes susceptibles de renforcer les investissements, le transfert des compétences et l’industrialisation, en vue d’atteindre la Vision du Burundi, pays émergent en 2040 et développé en 2060.

Le président de la République Evariste Ndayishimiye a indiqué que les réformes entreprises par le gouvernement commencent progressivement à porter leurs fruits. Ainsi, le changement de mentalité observé au sein de la population constitue, aujourd’hui, un atout majeur pour le développement du pays. Aussi, les Burundais sont de plus en plus engagés aux activités de production et initiatives communautaires. Pour cela, le président Ndayishimiye a invité les participants à relayer ce message d’espoir auprès de leurs compatriotes vivant à l’étranger.
Evariste Ndayishimiye a également rappelé que le gouvernement poursuit les réformes visant à améliorer la gestion des ressources nationales et promouvoir les investissements productifs. Pour cela, dans le secteur minier, il a indiqué que le Burundi ambitionne de mettre fin progressivement à l’exportation des minerais à l’état brut au profit de leur transformation locale. Cette orientation, a-t-il précisé, permettra de créer, davantage, de valeur ajoutée et d’emplois au bénéfice des Burundais.
Un meilleure organisation pour plus d’efficacité
Evoquant les perspectives de développement, le chef de l’Etat a cité l’exemple de la province de Butanyerera, dont les revenus pourraient dépasser 900 000 dollars américains au cours des trois prochaines années grâce au projet de plantation d’avocatier en cours.
Au cours de ces échanges, les intervenants ont, mis en évidence l’importance d’une meilleure organisation de la diaspora burundaise. Ils ont, à cet effet, proposé la création de réseaux regroupant les Burundais de l’étranger selon leurs domaines de compétence, notamment les médecins, ingénieurs, chercheurs et hommes d’affaires, afin de faciliter le transfert des capitaux, technologies et du savoir-faire.
De même, plusieurs investisseurs ont présenté des projets en cours qui sont innovants, avec des défis rencontrés tout en plaidant pour la mise en place d’un cadre permanent de concertation réunissant les jeunes, la diaspora, les investisseurs privés et les pouvoirs publics, afin de renforcer la synergie dans la mise en œuvre des projets de développement baptisée, « Umuhuza business forum » pour un échange de compétences, d’expérience et d’idées.
Clôturant les échanges, M. Ndayishimiye a salué l’engagement des investisseurs et membres de la diaspora pour leurs actions concrètes sur leurs collines. Il a aussi promis de les rencontrer très prochainement dans le cadre d’«Umuhuza business forum».
Ferdinand Hakizimana
