
Le vendredi 31 juillet 2026, le ministère de l’Intérieur, du développement communautaire et de la Sécurité publique(MIDCSP) a présenté à la presse un citoyen nommé Clovis Ndayizeye, originaire de la zone Bwiza, commune Mukaza de la province de Bujumbura, qui s’était exilé en 2016 dans le camp de réfugiés de Mahama, au Rwanda. Selon son témoignage, il a été extrait de ce camp puis conduit à Kigali, où il a reçu une formation militaire avant d’être envoyé combattre dans le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo.
A propos de ce témoignage, Pierre Nkurikiye, porte-parole au ministère ayant la sécurité publique dans ses attributions, déclare que ce citoyen confirme les affirmations récurrentes du Gouvernement du Burundi selon lesquelles le Rwanda héberge des groupes armés opposés au Burundi. A cet effet, il lance un appel aux réfugiés vivant dans les camps, en particulier à Mahama, pour qu’ils ne se laissent plus tromper par de fausses promesses. Il affirme également que les portes du pays restent ouvertes à tous ceux qui souhaitent rentrer après avoir été induits en erreur.
Pierre Nkurikiye ajoute que personne ne peut désormais espérer accéder au pouvoir par les armes. Selon lui, le Burundi a fait le choix de la démocratie depuis plusieurs années et ce sont les citoyens qui désignent leurs dirigeants à travers les élections.
Ne pas se laisser tromper par des malfaiteurs
Revenant sur le témoignage de Clovis Ndayizeye, il indique que des personnes se présentant comme membres du parti MSD, en collaboration avec des militaires burundais ayant déserté en 2015, recrutent des réfugiés. En juin 2026, a-t-il déclaré, ils ont été transportés à bord de véhicules militaires rwandais vers les rangs du groupe armé Red-Tabara, opposé au gouvernement burundais.
Il précise que ces véhicules les ont conduits dans le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, où ils sont accueillis par des combattants se présentant comme appartenant au mouvement M23, avant de recevoir une formation au maniement des armes durant trois jours, puis d’être envoyés au front. Clovis Ndayizeye affirme avoir compris qu’il avait été trompé, ce qui l’a poussé à s’enfuir. Il présente ses excuses aux autorités burundaises ainsi qu’à l’ensemble de la population. Il lance un appel aux réfugiés restés dans les camps, ainsi qu’aux jeunes, les invitant à ne pas se laisser manipuler, mais plutôt à mettre leur énergie au service du développement de leur pays.
Donathe Ndayisenga
