La population invitée à faire preuve de prudence
La biodiversité du lac Tanganyika constitue l’un des facteurs les plus utiles dans le secteur environnemental. Les eaux du lac Tanganyika constituent une réserve de nombreuses espèces extrêmement bénéfiques pour la croissance économique du pays. En revanche, les activités humaines peuvent causer des dégâts réciproques à cette biodiversité et aux populations elles-mêmes.
La cohabitation entre le lac Tanganyika et la population de la commune Muhuta n’est pas suffisamment pacifique. Certains habitants se plaignent des conséquences causées par certains animaux amphibiens.
Lydia Niyonzima, habitante de la commune Muhuta, zone Gitaza, témoigne : « Ici, chez nous, nous avons un problème très sérieux. Comme nous vivons tout près du lac, les animaux aquatiques nous font toujours peur, car ils peuvent ménacer notre sécurité, la vie de nos enfants et la nôtre.
Actuellement, on observe un hippopotame qui sort de l’eau pour chercher du pâturage. Lorsqu’il rencontre une personne, il la blesse mortellement. Nous craignons pour nos enfants qui fréquentent les abords du lac, pour jouer ou nager. Nous demandons à l’administration communale de comprendre notre problème et de plaider pour le déplacement de cet animal ailleurs. »
M. Ngenzahayo, conseiller chargé des affaires sociales dans la commune Muhuta, affirme que le lac Tanganyika abrite des animaux susceptibles de menacer la vie des populations. Il précise que les personnes habitant à proximité du lac sont souvent exposées aux attaques d’animaux aquatiques, notamment les hippopotames qui sortent de l’eau pour paître.
Respecter les limites fixées par l’administration
Malgré ces menaces, M. Ngenzahayo rappelle que ces animaux se trouvent dans leur habitat naturel. Il explique que l’hippopotame est un animal herbivore qui consomme une grande quantité d’herbes, proportionnelle à sa taille. Selon lui, si ces animaux menacent la vie des personnes, c’est en raison des pressions exercées par celles-ci, alors qu’elles ont occupé les espaces réservés à la faune.
M. Ngenzahayo exhorte la population à respecter les limites fixées par l’administration, soit 150 m à partir du rivage du lac. Il précise que cette zone contribue à préserver la nourriture nécessaire à ces animaux.
Il recommande également aux personnes qui fréquentent régulièrement les abords du lac, de faire preuve de prudence. M. Ngenzahayo demande aux parents d’encadrer leurs enfants en leur interdisant de se promener seuls au bord du lac.
Evelyne Ndayongeje (Stagiaire)
