Le Premier ministre burundais Nestor Ntahontuye, accompagné de son épouse, est rentré au pays, dans l’après- midi du vendredi 29 mai 2026, en provenance de la capitale de Douchanbé en République de Tadjikistan où il a répondu à l’invitation de son homologue Tadjik concernant la quatrième conférence de haut niveau sur l’eau et le développement.

Nestor Ntahontuye a indiqué à la presse que le thème beaucoup plus débattu, était d’évaluer le document stratégique 2018-2028 qui a été élaboré et est en train d’être mis en œuvre.
«Nous avons vu que la plupart des actions ou activités ont été réalisées dans le cadre de ce document stratégique, mais il reste d’autres activités à faire. C’était l’occasion aussi de voir comment nous allons préparer l’autre évaluation en 2028 pour examiner comment l’eau va de pair avec le développement d’un pays ou des Nations unies » a-t-il précisé.
« Comme vous le savez, l’eau c’est la vie, sans l’eau, il n’y a pas de vie. Elle permet d’accroître la production agricole, avoir de l’énergie électrique, l’hygiène corporelle et l’assainissement. Donc, elle est très importante et la gestion des ressources en eau doit être au centre du développement des différents pays », a-t-il ajouté.
M. Ntahontuye a signalé aussi que dans la plupart des pays, il y a quelques défis dans la gestion des ressources en eau. «Comme vous le savez, nous recevons de l’eau qui vient en amont et nous la transférons aussi en aval aux autres pays. Donc, l’eau doit être partagée. Cela nécessite une gestion concertée, intégrée pour promouvoir le développement intégral de tout les pays», a fait savoir Nestor Ntahontuye.
Renforcer la coopération entre le Burundi et le Tadjikistan
Lors de cette visite, le Premier ministre burundais a eu l’occasion de recevoir en audience son homologue Tadjik où ils ont beaucoup plus échangé sur la coopération entre le Burundi et le Tadjikistan.
«Nous avons vu que pour le moment, nous n’avons pas de coopération dans différents domaines. Ainsi, nous avons pris l’option de renforcer cette coopération. C’est pourquoi nous nous sommes convenus de mettre des conditions entre les deux ministères des Affaires étrangères pour qu’ils commencent à échanger au niveau technique, que ce soit dans le domaine de l’énergie, dans le domaine de la santé, mais aussi dans le domaine des infrastructures, notamment les routes, la transformation et l’industrie» a-t-il indiqué.
M. Ntahontuye a également eu l’occasion de visiter le musée national, un musée qui inspire, parce que le peuple de Tadjikistan a presque la même culture que le peuple burundais. Il a également eu l’occasion de visiter un grand barrage hydroélectrique qui fournit 3 000 MW. Sur cette rivière, on a pu y construire six barrages hydroélectriques. Ce qui permet de maximiser et rentabiliser l’eau de cette rivière. Avec les eaux et fleuves, les rivières dont nous disposons au Burundi, peuvent produire une grande quantité de l’énergie en s’inspirant du modèle du Tadjikistan.
Fidèle Hatangimana
