Pour la réalisation de la vision nationale du Burundi, pays émergent en 2040 et développé en 2060, les professionnels des médias doivent jouer un rôle indispensable. Tels les sont les propos de l’ancien président Sylvestre Ntibantunganya. Il s’est récemment exprimé lors de l’activité visant la redynamisation de l’organe de régulation des pairs dans le secteur des médias au Burundi.

L’ancien président Ntibantunganya qualifie les professionnels des médias à des partenaires stratégiques pour propager et diffuser cette vision. Pour bien accomplir cette mission, M. Ntibantunganya a indiqué qu’il faut que les médias burundais soient véritablement informés sur tous les aspects de cette vision. « Vous avez à vulgariser les objectifs en aidant la population à mieux comprendre », précise-t-il. Et d’ajouter que les journalistes doivent être des relais des initiatives locales dans le cadre des activités qui se font pour matérialiser de la Vision 2040-2060.
Selon le document de cette vision nationale, le succès de sa mise en œuvre requiert son appropriation par tous afin de renforcer la participation et l’engagement de tous les citoyens, des sociétés civiles, du secteur privé, des organisations non gouvernementales, de la communauté internationale ainsi que de nos partenaires au développement. Dans la préface de ce document, le président du Burundi, Evariste Ndayishimiye, a invité chaque Burundaise et Burundais à parier sur un avenir meilleur et à devenir de véritables acteurs du changement pour l’émergence du pays et, partant, son développement.
Pour y arriver, M. Ntibantunganya n’a pas mâché ses mots en affirmant que l’un des aspects plus important c’est l’éducation et le changement des mentalités. « Personnellement, j’insiste sur la stabilisation des politiques et institutions. Sur ce point, les médias ont une mission d’encourager les divers acteurs pour que les piliers de cette vision nationale soient pris en considération en réduisant le plus possible les plaintes, les querelles au niveau des acteurs politiques surtout que la constitution burundaises accepte la diversité politique ».
Evoquant l’aspect relatif au contrôle, l’ancien président Ntibantunganya a rappelé la responsabilité des journalistes envers le public. « Dans le contrôle, les journalistes ont un rôle de veille contre les fléaux qui constituent les handicap pour la réalisation de la Vision 2040-2060 ».
Moïse Nkurunziza
