Une agriculture dynamique portée par la diversification et les bonnes pratiques culturales
En province de Gitega, l’agriculture et l’élevage constituent les piliers essentiels de la vie des populations comme l’a constaté Le Renouveau du Burundi, le jeudi 9 avril 2026 en commune de Kiganda. Sur les collines verdoyantes, les champs témoignent d’une activité intense, marquée par la diversité des cultures et l’adoption progressive de techniques modernes de protection des sols. Le responsable communal du département en charge de l’agriculture Fabrice Niyirema,qui se dit confiant que d’ici quelques années, si toutes les conditions sont réunies notamment la disponibilité des semences sélectionnées, la fumure organo-minerale, la clémence climatique ,etc, les agriculteurs pourront tirer pleinement profit de leur travail.

Dans cette commune, comme notre interlocuteur l’a précisé, les habitants s’adonnent à la culture de nombreuses spécifications vivrières. On y retrouve notamment des cultures vivrières comme le manioc, le haricot, le maïs, le sorgho, la patate douce et le riz. A cela s’ajoutent des cultures maraîchères telles que le chou, l’aubergine, la carotte, l’oignon et la tomate. Les cultures de rente ne sont pas en reste, avec le thé, le café et l’avocat, tandis que les vergers offrent une variété de fruits comme les ananas, les oranges, les prunes et les papayes. Par ailleurs, a souligné Fabrice Niyirema, certaines cultures dominent particulièrement la production locale. Il s’agit notamment du haricot, du maïs, de la banane et du manioc, auxquels s’ajoutent des légumes largement consommés au niveau local.
L’élevage occupe également une place importante dans l’économie des ménages. Il est surtout pratiqué dans les zones de Rutegama, Mushikamo, Renga et Gatabo. Toutefois, les éleveurs font face à des défis liés à l’insuffisance d’espaces de pâturage, ce qui les pousse à adopter des pratiques plus modernes, notamment l’élevage en stabulation permanente. S’agissant de la commercialisation de la production, les produits agricoles sont vendus sur les marchés locaux comme l’ont souligné certains commerçants devant leurs stock magasins de maïs au chef-lieu de la zone Gatabo.Certains produits comme le riz et les légumes sont également acheminés vers d’autres régions du pays.
Des défis mais aussi des comportements résilients
Fabrice Niyirema affirme que les agriculteurs font face à plusieurs contraintes, parmi lesquelles l’insuffisance de fumure organique et de fertilisants, les semences sélectionnées en quantité insuffisante, l’érosion des sols ainsi que l’irrégularité des pluies qui impacte les rendements.
Malgré ces défis, des initiatives locales émergent pour améliorer la productivité et protéger l’environnement. C’est notamment le cas de l’aménagement des courbes de niveau, encouragé par le chef de l’État, Evariste Ndayishimiye et que pas mal d’agriculteurs ont pratiqué sur différentes collines de Kiganda. Sur la colline Gahweza, un agro-éleveur témoigne des résultats obtenus grâce à cette pratique. « J’ai répondu à l’appel du chef de l’État en aménageant des courbes de niveau sur mes parcelles. Aujourd’hui, je constate que mes terres sont mieux protégées contre l’érosion. Mieux encore, les herbes plantées sur ces courbes servent à nourrir mon bétail. Cela améliore à la fois la fertilité de mes sols et la production animale », confie-t-il avec satisfaction. Un témoignage selon Fabrice Niyirema, responsable communal de l’agriculture, qui illustre parfaitement les retombées positives de l’intégration agriculture-élevage, un modèle qui gagne progressivement du terrain dans la commune Kiganda.
Les autorités locales et les agriculteurs s’accordent à dire que la généralisation de ces bonnes pratiques pourrait non seulement accroître la production, mais aussi renforcer la résilience face aux changements climatiques.
Amédée Habimana
