La culture des patates douces en sacs ou paniers est une technique pratiquée dans différents pays. Au Burundi, cette pratique est nouvelle. Pour le cas des patates douces, l’organisation « Niragira Community development project » (NCDP) a instauré cette technique pour un double rôle : minimiser la terre cultivable et maximiser le rendement. Cela ressort d’un entretien accordé au journal « Le Renouveau du Burundi» par Jean Claude Nsengiyumva de Masango, chargé de la communication au sein de la NCDP

M. Nsengiyumva indique que la culture hors sol est adaptée car, dans le sac, il y a du sol et du fumier bio bien entendu avec de l’eau. « En Europe ou en Amérique, même dans d’autres pays d’Afrique où les villes sont vastes, souvent les constructions sont en hauteur, donc les gens font cette agriculture en sac ou en panier dans leurs vérandas. Cela justifie que l’agriculture des patates douces dans les centres urbains est aubaine » souligne-t-il. M Nsengiyumva conclut qu’au sein de NCDP, ils font la rotation des cultures car, les éléments nutritifs dégradent à grande échelle si on ne fait pas la rotation. Pour garder la bonne production, la rotation culturale est incontournable.
Selon Francine Mugirisoni, la culture en sac offre une solution pratique pour jardiner dans les petits espaces. «Même ceux qui vivent dans de petites parcelles peuvent pratique la culture en sac devant leur maison, et cela embellit aussi comme des fleurs». affirme-t-elle. Mme Mugirisoni prodigue des conseils à ceux qui n’utilisent pas encore cette méthode de culture en sacs, de l’essayer, car elle augmente considérablement la production.
Jean Christophe Girukwishaka (Stagiaire)
