Dans le cadre de la stratégie de sortie «Turikumwe 1 », Care Burundi a organisé, le mardi 3 février 2026, dans les communes de la province de Butanyerera, une activité de conduite des fora communautaire pour l’identification des défis, normes et pratiques nocives liées au genre, les violences basées sur le genre et le bien-être des jeunes et adolescents. Les participants dans cette activité étaient entre autres, les administratifs, les women leaders dit (Abakanguriramahoro), les leaders religieux, les acteurs de changement, les notables collinaires et les jeunes. L’objectif de ces échanges est d’aider à comprendre les constructions liées au genre et comment elles affectent les relations hommes -femmes et filles-garçons. Il s’agit également de cibler les normes sociales nocives au genre et au bien-être des adolescents et leurs conséquences notamment les VBGs et les grossesses non désirées.

Selon Belyse Niyomukiza, coordinatrice du projet « Turikumwe 1» dans les communes Ngozi, Tangara et Kiremba. Cette rencontre vise également de la promotion de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons, ainsi qu’à prioriser l’autonomisation des femmes et des filles qui constituent, non seulement des principes fondamentaux en matière de droits humains, mais également des conditions essentielles à un développement durable. Par la suite, a-t-elle précisé, cette activité constitue une cadre d’échange visant l’élimination de la persistance des violences sexuelles basées sur le genre, des grossesses non désirées, des mariages précoces chez les adolescentes étroitement liée à certaines pratiques et normes sociales souvent tolérées au niveau communautaire.
Des défis sont relevés
Quant aux participants, ils ont insisté sur les contraintes qui freinent l’indépendance financière des femmes et qui priorisent les violences basées sur le genre. Dans cette optique, ils ont souligné entre autres, la culture, les coutumes et mœurs, la concentration des femmes sur les travaux ménagers, le manque des moyens financiers pour le démarrage des activités entrepreneuriales et autres. Cette séance a servi également d’échanger sur les causes qui déstabilisent l’éducation des jeunes. Ils ont mentionné notamment l’envie économique qui conduit quelques fois dans de mauvaises habitudes, la consommation des drogues, le mauvais usage de nouvelles technologies et le manque de dialogue entre parents -enfants.
Pour y faire face, ils sollicitent un accompagnement accru du gouvernement pour encourager l’entrepreneuriat féminin. Ils interpellent les familles de travailler dans la complémentarité et à prendre sienne l’éducation de leur progéniture.
Clovis Dusabe
