Les œuvres pour le développement communautaire sont visibles partout
Alors que le Burundi et les Burundais célèbrent le 64e anniversaire de l’indépendance, des progrès ont été réalisés dans de nombreux secteurs. Selon le chef de la colline Kiganda, Ernest Niyokwizera, la liberté des citoyens, les œuvres de développement communautaire et la bonne gouvernance n’ont cessé de progresser au fur et à mesure que les régimes se sont succédés.

M. Niyokwizera rappelle que l’indépendance a libéré les Burundais de la gouvernance des étrangers, des colons qui les exploitaient. Cette indépendance, nous la devons au prince Louis Rwagasore, rappelle-t-il. Il fait savoir que depuis que le Burundi a obtenu cette indépendance, certains chefs Etats qui se sont succédés ont été choisis par les citoyens eux-mêmes: une gouvernance par le peuple et pour le peuple. Des projets de développement du pays ont été organisés à travers les coopératives. On a construit des routes, des centres de santé, des écoles. Les pistes de communication ont été tracées dans le cadre des travaux de développement communautaire. Sans plus tarder, les Burundais se sont mis au travail et ont appris à vivre du fruit de leur labeur et à s’engager dans la protection de l’environnement.
Le sepetuagénaire Joseph Nyakanga, né à Kiganda en 1947, rappelle que le Burundi a obtenu l’indépendance en 1962 grâce au prince Louis Rwagasore. Depuis cette époque, le régime colonial qui imposait les œufs et les impôts, qui opprimait les Burundais, a été aboli. Les Burundais ont pris leur destin de leur propre pays en main. Les Burundais, soulagés, ont dit : « Maintenant nous possédons des poules, des œufs et nous payons des impôts que nous pouvons rentabiliser. Le Burundais a une voix dans son pays natal ». Depuis l’indépendance, ajoute M. Nyakanga,la démocratie est revenue peu après.
Les fruits de l’indépendance parlent d’eux-mêmes
Depuis que le Burundi a obtenu l’indépendance, Joachim Nsengiyumva, directeur de l’école fondamentale de Kajabure, estime que le Burundi et les Burundais ont atteint un niveau satisfaisant. « Les nombreux projets que ce fruit de l’indépendance a apportés au pays ont été mis en oeuvre par les différents régimes qui se sont succédés : Le gouvernement a aidé les citoyens à s’organiser en coopératives. Les citoyens regroupés au sein de petites associations de développement, se sont mobilisés pour réaliser des travaux de développement communautaire. Ils se renforcent dans divers domaines, ce qui aide le pays à accroître ses recettes à travers les impôts et taxes. Les femmes et les jeunes filles se sont engagées dans des associations de promotion économique. Les jeunes filles sont de plus en plus nombreuses à fréquenter l’école. Les enseignements sur l’amour de la patrie ont toujours été dispensés. L’indépendance a fait disparaître la paresse, car le Burundais a bien compris que si tu cultives ton champ, la pluie suivra », explique M. Nsengiyumva. Il ajoute que le gouvernement a renforcé la cohésion social, où les ethnies Hutu et Tutsi contractent des mariages entre elles. Ce même État a rapproché l’administration des Burundais, et beaucoup de petits besoins sont désormais satisfaits à proximité. Les bienfaits de cet héritage sont incommensurables.
Pour que l’héritage de l’indépendance continue de se consolider, nos interlocuteurs invitent les Burundais à continuer de s’aimer, car nous sommes tous les enfants du Burundi, à préserver la paix et la sécurité, à travailler à l’unisson à combattre la paresse et la mendicité, à obéir et à mettre en pratique les conseils donnés par les autorités. Ils rappellent que les projets de développement définis par les dirigeants ont une importance capitale dans l’amélioration de la situation socio économique.
Jean Claude Mpawenimana
