Le ministère du Travail, de la fonction publique et de la sécurité sociale à travers le Secrétariat exécutif permanent de la commission nationale de protection sociale SEP/CNPS, a organisé un atelier d’information sur la politique nationale de protection sociale avec appui de l’Unicef (Fonds des Nation unies pour l’enfance) le vendredi 12 décembre 2025 à Bujumbura. Le secrétaire exécutif permanent, Arcade Nimubona a annoncé que la vision cohérente de la politique nationale de protection sociale est de promouvoir une protection sociale universelle et équitable pour tous à l’horizon 2033.


M. Nimubona a indiqué que l’objectif d’organiser cet atelier est de nouer tous les partenaires dans la promotion des mesures de protection sociale et promouvoir la synergie des acteurs dans le processus de la mise œuvre de la politique nationale de protection sociale sans oublier le rôle indispensable des médias.
Il a précisé que la nouvelle politique nationale de protection sociale s’aligne au plan national de développement (PND) qui vise à rétablir les équilibres structurels de l’économie burundaise à travers l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et contribuant ainsi à l’atteinte des objectifs de la Vision du Burundi émergent en 2040 et pays développé en 2060.
Les médias sont appelés à continuer à jouer leur rôle
M.Nimubona a rappelé que les médias sont interpellés à continuer sans relâche à jouer leur rôle de quatrième pouvoir afin d’aider à atteindre les objectifs définis par la politique nationale de protection sociale 2024-2033. Poursuit-il, la vision cohérente de la politique nationale de protection sociale est de promouvoir une protection sociale universelle et équitable pour tous à l’horizon 2033.
Lors de la présentation de la nouvelle politique nationale de protection sociale 2024-2033, Francine Mutuyeyezu, assistante du SEP/CNPS a souligné que l’élaboration de ladite nouvelle politique s’est inspirée des résultats de l’évaluation de la politique nationale du protection sociale de 2011. Cette élaboration va permettre de répondre aux défis liés à une forte fragmentation avec des incohérences entre les mécanismes du système existant, à la faiblesse d’un dispositif de suivi évaluation et manque de données statistiques sur la protection sociale, à une situation de pauvreté et une vulnérabilité élevée.
Mme Mutuyeyezu a également signalé que ladite politique est organisée en première partie pour la protection sociale dès la conception à la vieillesse. Car dit-elle, les enfants font face aux plusieurs risques et sont particulièrement vulnérables ainsi que les personnes âgées par rapport aux maladies et aux problèmes de santé liés à la vieillesse.
Parmis les questions évoquées par les participants à l’atelier figurent celle liée à l’attention accordée aux retraités. A ce sujet, M. Nibomana a précisé que cette question est actuellement entre les mains de la présidence de la République, qui est en train de l’examiner. Concernant la question des pharmacies qui dissimulent les médicaments, les participants ont exprimé leur souhait que les malades soient bien pris en charge et que la mutuelle de la fonction publique enquête sur les raisons pour lesquelles certains médicaments ne sont pas disponibles via la mutuelle, alors qu’ils sont entièrement disponibles à 100 % lorsqu’ils sont achetés directement.
M. Nibomana a répondu que des suivis seront effectués afin d’identifier les pharmacies partenaires de la mutuelle qui cachent les médicaments, et que leurs contrats de collaboration pourraient être résiliés, afin de favoriser les pharmacies capables de fournir réellement les médicaments.
Anne Bella Irakoze
