Dans la zone Mibazi, en commune Muhanga, la culture de l’avocat s’impose progressivement comme une activité agricole génératrice de revenus. Grâce à l’adoption de nouvelles techniques de production et à l’implication des autorités locales, les agriculteurs enregistrent une amélioration de leurs récoltes. Elyssa Nzojibwami, le chef de zone Mibazi, Réverien Sindayigaya,le conseiller communal chargé de la communication en commune Muhanga et célenie Mpawenimana, une habitante témoignent des progrès réalisés ainsi que des défis qui restent à relever.

La zone Mibazi dispose un relief et un climat favorables à la culture d’avocat. Au fil des années, cette culture a pris de l’ampleur et constitue aujourd’hui une importante source de revenus pour de nombreux ménages. Selon Elyssa Nzojibwami, cette évolution est le résultat des efforts conjoints des producteurs et de l’administration locale. « Nous encourageons les habitants à planter des avocatiers de variétés améliorées. Les services techniques les sensibilisent également à l’entretien des plantations, notamment par l’utilisation du fumier organique, le paillage, l’irrigation régulière, et le respect des espacements entre les arbres. Ces pratiques permettent d’obtenir une meilleure production et des fruits de qualité », explique-t-il.
M. Nzojibwami indique également que les agriculteurs sont régulièrement sensibilisés à lutter contre les maladies et ravageurs, afin de protéger leurs vergers et d’améliorer la qualité des récoltes.
Une culture qui contribue au développement de la commune
Réverien Sindayigaya souligne que la promotion de la culture de l’avocat s’inscrit dans la politique communale visant à diversifier les cultures de rente et améliorer les revenus des ménages. « La commune encourage la population à diversifier les cultures à forte valeur économique. L’avocat figure parmi les cultures les plus prometteuses. Lorsque les producteurs appliquent les techniques modernes, le rendement augmente et les familles améliorent leurs conditions de vie. Cela contribue également au développement économique de la commune », affirme-t-il.
Il ajoute que les autorités souhaitent renforcer les formations agricoles et encourager la création de coopératives afin de faciliter la commercialisation des récoltes et d’obtenir de meilleurs prix sur les marchés. « Les revenus issus de la vente des avocats nous permettent de payer les frais scolaires de nos enfants, de couvrir certaines dépenses de santé et de développer d’autres activités agricoles. Nous constatons que cette culture nous aide réellement à améliorer notre niveau de vie.» témoigne Célenie Mpawenimana,une hahitante de ladite zone.
Elle invite, toutefois, les autorités, à poursuivre leur accompagnement, notamment en facilitant l’accès aux plants greffés, aux engrais organiques et aux marchés d’écoulement.
Des défis persistants
Malgré les résultats encourageants, plusieurs défis demeurent. Les producteurs évoquent les effets des changements climatiques, les maladies des avocatiers, le manque d’eau pendant la saison sèche ainsi que les fluctuations des prix sur les marchés. Les autorités locales estiment que le renforcement de l’encadrement technique, l’organisation des producteurs en coopératives et le développement de la transformation locale des avocats permettront de mieux valoriser cette filière.
Grâce aux techniques modernes adoptées par les producteurs et à l’accompagnement des autorités, la culture de l’avocat connaît un développement remarquable dans la zone Mibazi. Si les efforts se poursuivent pour relever les défis existants, cette filière pourra contribuer davantage, à la création de richesses, à la sécurité alimentaire et au développement durable de la commune Muhanga.
Anicet Mbonifasha (Stagiaire)
