
« Le projet Rusizi III vient promouvoir le marché régional énergétique dans la sous région », a affirmé le ministre Uwizeye
Dans le cadre du projet hydroélectrique régional de Rusizi III en cours de développement, la direction générale de l’énergie des grands lacs (EGL), a organisé, du 4 au 5 avril 2022, à Bujumbura, à l’intention des bailleurs de fonds, et des sociétés du projet Rusizi III energy limited et de l’EGL, une réunion sur l’état d’avancement du projet en général et le processus de mobilisation de fonds de ce projet.
Le projet Rusizi III est un projet de construction d’une centrale hydroélectrique sur les cascades de la rivière Rusizi, des lacs Kivu et Tanganyika. L’Energie des grands lacs (EGL) est aussi une agence de la CPEGL destinée à mener des projets intégratifs dans le secteur énergétique. Comme le déficit énergétique s’observe toujours dans la sous-région, l’EGL est pour cette raison en train de construire ,avec les partenaires multilatéraux du secteur public et privé, une centrale hydroélectrique de 206 Mégawatts, dans le but de fournir de l’énergie électrique aux trois pays de la sous-région à savoir le Burundi, la RD Congo et le Rwanda, a fait savoir Charles Vumbi Mbenga, directeur général de l’EGL.
L’objectif principal de cette réunion régionale de deux jours est de pouvoir mobiliser des fonds de financement de ce grand projet, auprès de différents partenaires multilatéraux. Il s’agit de la Banque mondiale, de la Banque européenne pour l’investissement, de l’Union européenne, de la Banque africaine de développement, de l’Agence française pour le développement et du KFW Bank. M. Mbenga a signalé que l’argent nécessaire pour l’exécution de ce projet régional est de 730 millions de dollars. « Si toutes les conditions comme les études, le recrutement du personnel ainsi que la mobilisation des fonds sont bouclées, les travaux de construction vont commencer au début de l’année 2023 », a informé M. Mbenga.
Les Etats bénéficiaires sont plus facilitateurs que financiers dans ce projet
S’agissant de la contribution, dans ce projet, par les trois gouvernements bénéficiaires, M. Mbenga a dit que la contrepartie des Etats bénéficiaires se situe seulement au niveau de l’expropriation en vue de disponibiliser des terrains où les ouvrages seront érigés. « Les Etats contribueront également dans la facilitation pour l’obtention des autorisations sur le plan environnemental et autres documents nécessaires. Et chaque pays a payé une somme de 850 000 (huit cent cinquante mille dollars) pour exécuter cette activité. Le reste du coût total de ce projet sera payé par nos partenaires multilatéraux », a-t-il mentionné.
A la question de savoir l’importance du projet Rusizi III, il a affirmé que ledit projet vient résoudre pas mal de problèmes qui s’observent au sein de la sous-région. Il s’agit, entre autres de la disponibilité de l’énergie électrique dans les trois pays. Il pourra aussi contribuer au développement industriel parce que les avantages qu’ont nos pays sont multiples comme le sol et le sous-sol très riches, avec des populations très dynamiques.
Et avec la disponibilité du courant électrique, on aura l’occasion de commencer avec les projets des industries de transformation agro alimentaire ainsi que le démarrage des projets d’exploitation des mines dans nos pays. Il y’aura en plus la création des emplois décents, parce qu’autour de la centrale, il va se créer des sociétés industrielles des secteurs primaire, secondaire et tertiaire qui vont à la longue contribuer à l’augmentation du taux d’emploi au sein de la sous région.
Promouvoir le marché régional énergétique
Quant à Ibrahim Uwizeye, ministre burundais ayant l’Energie et les mines dans ses attributions, il a indiqué que ce projet vient permettre la création d’un marché régional énergétique pour les membres de la CPEGL. Il sera également caractérisé par l’interconnexion entre les pays de l’Afrique centrale et orientale. Le ministre Uwizeye a profité de cette occasion pour remercier tous les bailleurs de fonds qui ont soutenu le développement du projet Rusizi III, dès les études de sa faisabilité. Ce projet vient contribuer à la réduction du déficit énergétique dans les pays de la sous-région.
Le ministre en charge de l’énergie a enfin demandé à tous les concernés de ce projet de finaliser les études techniques et financières et d’impact environnement et social et autres besoins tels qu’ils sont programmés dans la feuille de route de ce projet afin de pouvoir entamer les activités proprement dites.
Avit Ndayiragije