
« Les intervenants dans le projet Sapema doivent travailler en collaboration pour une réussite dudit projet »
La Swaa-Burundi en collaboration avec Sapema (Santé de la communauté des pêcheurs et mareyeuse) et le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a organisé, le jeudi 21 mars 2024, un atelier national de lancement de la deuxième phase du projet Sapema.
L’objectif est d’évaluer les réalisations de la première phase et de lancer officiellement la deuxième phase dudit projet qui sera exécuté sur la littoral du lac Tanganyika et sur les lacs Cohoha et Rweru.
Dans son discours de circonstance, le secrétaire permanent au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Olivier Nijimbere, a fait savoir que la première phase du projet Sapema a déjà enregistré des avancées significatives dans l’amélioration de la santé notamment en matière de sensibilisation et de prévention des infections sexuellement transmissibles, du VIH, des hépatites, de la tuberculose, du paludisme et des violences basées sur le genre.
Il a indiqué qu’il est donc temps de consolider ces acquis et de passer à la phase II en impliquant davantage les acteurs locaux et en assurant la pérennisation des actions entreprises.
Dr Nijimbere a précisé que l’objectif de cet atelier national de la deuxième phase du projet Sapema est d’améliorer la santé de la communauté des pécheurs et mareyeuses. Il a rappelé que cette deuxième phase du projet va durer quatre ans (2024-2027). Au moins 50 358 pêcheurs et mareyeuses vont bénéficier de ce projet dont 26% sont des femmes.
Une collaboration des intervenants s’avère nécessaire
Partant de la pertinence de ce projet, Dr Nijimbere a souhaité une collaboration renforcée entre les partenaires du projet, les autorités sanitaires et administratives locales, les organisations de la société civile et les communautés elles-mêmes.
Il les a, pour ce faire, interpellés à travailler ensemble pour renforcer la dynamique des performances et garantir une coordination dudit projet en s’appropriant ce dernier surtout dans les zones d’intervention notamment sur le littoral du lac Tanganyika et sur les lacs Cohoha et Rweru.
Les représentants des pêcheurs ont soulevé certains défis auxquels ils font face dans leur travail au quotidien. Ils ont indiqué que beaucoup de pêcheurs succombent dans les lacs, d’autres n’ont pas suffisamment d’informations sur la lutte contre le sida et d’autres maladies sexuellement transmissibles. Pour ce faire, ils ont suggéré que ceux qui interviennent dans la promotion de la pêche puissent appuyer les pêcheurs en gilets de sauvetage, les sensibiliser sur la lutte contre le sida ainsi que le respect des mesures d’hygiène sur les lieux de vente des produits de la pêche.
Rose Mpekerimana