L’organisation des soirées culturelles constitue une occasion en or pour la population burundaise en général, et plus particulièrement les enfants parce qu’ils en profitent beaucoup. Ils apprennent beaucoup de choses dont le mode de vie des Burundais, selon leurs traditions et coutumes. Cela ressort d’une interview accordée au journal «Le Renouveau du Burundi», par Arthur Banshayeko, représentant de l’association « Umunyinya ».

« Une soirée culturelle est une occasion où les participants apprennent beaucoup de choses liées à l’histoire du pays et au mode de vie d’un peuple . Dans les familles, il y a des parents qui ne racontent pas à leurs enfants ou à leurs petits-enfants, l’histoire du Burundi, de leur famille, et des traditions du Burundi », a indiqué M. Banshayeko en affirmant qu’à partir des messages qu’on reçoit ou des échanges qu’on fait avec différentes personnes, la soirée culturelle, contribue d’une manière ou d’une autre à l’éducation socio-culturelle des enfants. Il a ajouté que c’est un moment important pour faire connaitre aux enfants ce que les grands-parents ou arrières grands-parents ont reçu autour du feu.
Partant de la soirée culturelle organisée récemment dans la ville de Bujumbura « Rinjora », où on avait invité un professeur d’Université (Ferdinand Mberamihigo), M. Banshayeko a fait savoir que cela a été un moment de faire connaitre aux enfants les contes, devinettes, etc. « Il y a des fois où nous amenons des invités qui enseignent par exemple comment on organisait les fêtes dans le passé (Urubanza rwo gusohora umuvyeyi, urubanza rwo gusaba umugeni, etc). Il y a des erreurs qu’on commet aujourd’hui, mais lorsque nous amenons des gens qui parlent de notre culture, nous partageons une certaine sagesse burundaise aux enfants et adultes qui n’ont pas cette information », a-t-il expliqué.
Il a tenu à informer que lors des soirées culturelles, les organisateurs portent souvent des habits traditionnels, juste pour montrer que quelqu’un qui s’est bien habillé n’est pas nécessairement celui qui porte un costume. Il a terminé en indiquant que lors d’une soirée culturelle, on met à la disposition des invités ou participants la gastronomie burundaise pour justement montrer comment nos ancêtres cuisinaient.
Olivier Nishirimbere
