
La Siviko compte collaborer avec les établissements scolaires dans la culture du piment bio (Photo Clovis Dusabe)
Sous le financement du Programme d’aautonomisation économique et d’emploi des jeunes (Paeej) Burundi, la Société Six vision’s company (Siviko) a lancé son projet de la culture du piment bio dans les établissements scolaires de la Direction d’enseignement de la province de Ngozi. La société a l’objectif de promouvoir l’entrepreneuriat pour les jeunes apprenants afin de mieux répondre aux recommandations du chef de l’Etat souhaitant que chaque bouche ait à manger et que chaque poche ait de l’argent. Siviko a commencé ses activités à l’Ecofo Ngozi II et IV.
Selon Jacqueline Minani, directrice de la société Siviko, celle-ci a choisi à commencer ce projet dans les établissements scolaires afin d’aider les apprenants dans les pratiques entrepreneuriales et les parrainer dans l’exploitation des espaces vacants se trouvant dans ces établissements. Ils ont choisi la culture du piment, car, dit-elle, elle occupe un petit espace, elle est productive et génère beaucoup de revenus.
Dans ses objectifs, renchérit Mme Minani, la Siviko compte développer la culture du piment bio dans tous les établissements scolaires de la province de Ngozi, car, ajoute-t-elle, en plus de la promotion de l’éthique entrepreneuriale, et former les élèves sur l’élaboration des projets, la culture du piment contribuera dans l’autofinancement des établissements scolaires qui s’en approprieront. Elle a invité les directeurs d’école à s’atteler à la culture du piment et la société Siviko se chargera de trouver les semences, l’entretien et le marché d’écoulement. En plus de la promotion de l’entrepreneuriat, Mme Minani a fait savoir que la société compte former les jeunes sur les techniques de fabrication du fumier organique.
Quant à Emile Kubwimana, directeur du bureau provincial de l’agriculture, d’élevage et de l’environnement, il a salué l’initiative de la société Siviko pour son programme de la culture du piment dans les établissements scolaires. Il a demandé aux apprenants d’aller planter chez eux cette culture afin de répondre aux recommandations du chef de l’Etat mobilisant que chaque poche ait de l’argent et que chaque bouche ait à manger. Il a appelé les directeurs des écoles à suivre de près le piment cultivé dans leurs écoles et s’intéresser aux autres cultures pouvant générer des revenus et même des devises.
Clovis Dusabe