Un montant s’élevant à plus de 300 millions de dollars américains dont 195 millions déjà mobilisés a été planifié pour financer les projets couvrant différents secteurs dont la santé, l’environnement, l’industrialisation, le climat et autres, pour l’année 2026, a indiqué le ministre en charge des affaires étrangères lors d’une réunion du Comité de pilotage conjoint du Plan-Cadre de coopération pour le développement durable 2023-2027, entre le Burundi et le Système des Nations unies.

Le ministre Bizimana a fait savoir que cette réunion a permis de passer en revue les résultats de l’année 2025 et de fixer le plan d’actions pour l’année 2026. «Il a été constaté que tous les domaines de la vie publique sont concernés, que ce soit la santé, l’eau et l’assainissement, le développement, l’environnement et l’industrialisation, le climat, les déplacés, etc.», a-t-il indiqué.
Les besoins financiers pour les actions planifiées pour l’année 2026 s’évaluent à plus de 300 millions de dollars américains, et le montant déjà mobilisé par les partenaires est d’environ 195 millions de dollars américains, soit 53%, tandis que le budget qui reste à mobiliser est de 176 millions, soit 47%, a précisé M. Bizimana. «Nous nous sommes convenus de travailler ensemble pour voir comment on pourrait intéresser d’autres bailleurs de fonds pour essayer justement de combler ce vide », a-t-il ajouté, avant d’appeler à traduire les engagements en actes concrets.
Selon le chef de la diplomatie burundaise, lors de la réunion, ils se sont accordés de collaborer étroitement pour une utilisation efficace du financement déjà disponible afin que chaque dollar investi puisse apporter une plus-value par rapport à l’amélioration des conditions de vie de la population.
De son côté, France Bégin, représentante résidente de l’Unicef qui a représenté la coordinatrice résidente du Système des Nations unies au Burundi, a laissé entendre que le cadre de coopération Burundi/ Nations unies est plus qu’un cadre de coopération: c’est un instrument de transformation qui doit permettre d’accélérer les progrès vers les ODD (Objectifs de développement durable), tout en restant aligné sur les priorités nationales.
«L’année 2026 va voir s’engager la préparation conjointe du nouveau cadre de coopération pour le développement durable 2028-2032. A cette fin, je fais appel à tous les acteurs impliqués dans ce processus tant de la partie nationale que du Système des Nations unies, à se mobiliser et à apporter les expertises nécessaires, afin que les différents diagnostics et les programmations à venir adressent, de façon idoine, les défis de développement du Burundi pour le bien-être de chaques Burundais dans la paix, la sécurité, la concorde nationale et la prospérité», a-t-elle indiqué, soulignant l’engagement constant des Nations unies à apporter l’appui nécessaire pour le développement durable et inclusif du Burundi à l’horizon 2030.
Claude Hakizimana
