Le Deuxième Vice-président du Sénat, Clotilde Kampimbare est rentrée, le lundi 8 juin 2026, d’une mission de travail effectuée du 03 au 06 juin 2026 à Accra en république du Ghana. Elle a participé à la 4e Conférence interparlementaire axée sur les valeurs familiales et la souveraineté.

« Cette conférence était centrée sur le thème: « Consolider le consensus parlementaire: faire progresser la Charte africaine sur les valeurs familiales et la souveraineté », indique Mme Kampimbare dans une interview accordée à la presse. La susdite conférence, continue -t-elle, était initiée dans le but de promouvoir les valeurs familiales et la souveraineté, et marque une étape décisive dans le processus de l’engagement collectif du continent africain à préserver ses valeurs familiales et sa souveraineté. Organisée par le parlement de la république du Ghana, renforce-t-elle, cette conférence a réuni plus de trois cents délégués provenant d’une trentaine de pays africains, dont les parlementaires, experts en politiques publiques, universitaires, responsables religieux et représentants de la société civile.
Enjeux stratégiques abordés
Mme Kampimbare signale que lors des échanges, les participants se sont exprimés sur les principaux sujets comportant plusieurs enjeux stratégiques notamment la protection et le renforcement de la famille africaine, la préservation des identités culturelles et valeurs traditionnelles, le rôle des parlements dans la sauvegarde des valeurs sociétales, le développement de la jeunesse et le leadership moral, l’impact de l’intelligence artificielle et des technologies numériques sur la famille, l’éducation, la protection des enfants et la cohésion sociale etc.
Les parties prenantes aux assises ont affirmé leurs préoccupations collectives face aux menaces croissantes qui pèsent sur la famille africaine, la souveraineté nationale et les valeurs sociétales, résultant des pressions extérieures, influences idéologiques et cadres politiques qui ne reflètent pas les aspirations, traditions et réalités des peuples africains.
A cet effet, dit-elle, ils ont adopté une charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs, et ont sorti une déclaration dans laquelle ils ont recommandé, entre autres, que la Cospal (Conférence des présidents et présidents des Législatures africaines), crée un comité sur la famille, la souveraineté et les valeurs. Ils souhaitent que ledit comité soit composé de président chargé de superviser les activités du secrétariat, et que chaque pays participant puisse créer un groupe parlementaire sur la famille, désigner des personnes ressources chargées de coordonner les activités de ce groupe et allouer un budget annuel pour soutenir ses activités aux niveaux national et continental.
Donathe Ndayisenga
