Le chef de l’Etat burundais, Evariste Ndayishimiye est rentré au pays, le samedi 6 décembre 2025 en provenance de Washington-DC aux Etats-unis d’Amérique. Il avait répondu à l’invitation de son homologue américain, Donald Trump, comme observateur, pour prendre part aux cérémonies marquant la signature de l’accord historique de paix entre la RDC et le Rwanda. Il a, également échangé en audience avec M. Trump. Ce dernier a félicité le Burundi pour sa contribution dans la médiation et la quête de la paix à l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs africains.

Evariste Ndayishimiye a pris la parole aux cérémonies et a signé sur cet accord de paix avec ses homologues africains invités aux cérémonies comme témoins, notamment le président de l’Union africaine et chef d’Etat de l’Angola, Jao Laurenço, le président de la Communauté est-africaine en exercice et chef d’Etat kenyan, William Ruto, le président togolais qui a été par ailleurs désigné par l’Union africaine comme médiateur entre la RDC et le Rwanda. Il y avait aussi les anciens présidents, nigérian Olusegum Obasanjo et kenyan Uhuru Kenyatta ainsi que la vice-présidente ougandaise, Jessica Rose Alupo.
Rosine Guilène Gatoni, porte-parole du président de la république du Burundi, a indiqué que le président américain Donald Trump a affirmé que le rôle du chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye dans la pacification de la région et particulièrement à l’Est de la Rdc, n’est plus un secret pour personne. «Cet accord doit aboutir à un cessez-le-feu et à la restauration de la paix. Il s’ajoute également une stratégie économique pour l’intégration régionale, où les deux pays vont aborder d’autres aspects pour accélérer l’intégration, surtout économique, pour accélérer leur développement dans un cadre de partenariat mutuellement avantageux.», poursuit-elle.
Dans le cadre des relations bilatérales entre les Etats-Unis d’Amérique et la république du Burundi, Evariste Ndayishimiye s’est entretenu avec le gouvernement américain, représenté par le secrétaire d’Etat, adjoint Christopher Landau, sur la coopération économique entre le Burundi et les Etats-Unis avec les secteurs comme les mines, les infrastructures, le commerce, les transports et les migrations, etc.
Le chef de l’Etat burundais a également donné une audience aux délégations de certaines entreprises voulant investir au Burundi pour accompagner le pays dans sa Vision 2040-2060, afin d’en tirer profit dans un cadre gagnant-gagnant. On peut parler de Brian Kelly, fondateur de l’Anzana electric Group et Chris Showalter, directeur des opérations de Life Zone Metals et autres. «Life zone metals a manifesté son intérêt de venir également exploiter le secteur minier, particulièrement le nickel de Musongati, d’autant plus qu’il est déjà connu que cette exploitation sera mise à profit pour la construction du chemin de fer qui va relier le Burundi, la Tanzanie et la RDC. Anzana electric Group, est présente dans le projet de partenariat public-privé de Weza Power, également engagée dans le cadre de la construction du barrage Ruzizi-3, projet régional entre la RDC, le Rwanda et le Burundi.», dit Mme Gatoni.
Il est à rappeler que ce projet Weza power vise à donner accès à l’électricité à neuf millions d’habitants au Burundi, dans le cadre d’un autre projet régional, Compact energy, au niveau africain, qui vise à connecter plus de trois cent millions d’habitants au niveau de l’Afrique.
Médard Irambona
