
Les administratifs doivent sensibiliser à la promotion des cultures industrielles(Photo Eric Sabumukama)
Le lundi 17 juin 2024, au chef-lieu de la province de Karusi, le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye a rencontré les gouverneurs des provinces et les directeurs des Bureaux provinciaux de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage (BPAE). Il a précisé que l’objectif de cette réunion est d’analyser le secteur agro-pastorale, le secteur de l’environnement et de la sécurité alimentaire qui sont des éléments clés pour le développement du pays.
Dans son mot liminaire, le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye a précisé que la séance consistait à identifier les défis rencontrés dans les secteurs susmentionnés car, explique-t-il, en plus des chargés du secteur de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, l’administration est aussi plus impliquée. Concernant le secteur agro-pastorale, M. Ndayishimiye a indiqué que le thème à retenir est que chaque bouche ait à manger et chaque poche ait de l’argent. Il a ainsi évoqué les principes pour y arriver. Le premier principe est de changer les plantes non comestibles en plantes comestibles. Il se réjouit que dans plusieurs localités du pays, la population cultive les terrains qui étaient inexploités. Les autres principes évoqués sont la mise en commun des terres, le travail en coopératives, avoir toujours des intrants agricoles dans les stocks et cultiver toutes les saisons même pendant la saison sèche. Ici, le chef de l’Etat a invité les gouverneurs des provinces et les BPEAE à sensibiliser la population à l’irrigation collinaire et l’exploitation des marais en cette saison sèche.
Redynamiser les cultures industrielles
Toujours dans le secteur de l’agriculture, M. Ndayishimiye a demandé à l’administration et aux chargés de l’agriculture de sensibiliser à la promotion des cultures industrielles. Il se réjouit que la culture du café est actuellement redynamisée mais demande de le faire pour les autres cultures comme le thé, l’avocat, le quinquina, etc., sources de devise.
Dans le secteur de l’élevage, le président Ndayishimiye a indiqué que ce secteur est un complément pour avoir une production agricole améliorée. Il a souhaité que chaque famille burundaise ait au-moins un projet agro-pastoral et cela en commençant par les leaders. Il a demandé aux chargés de ce secteur d’étudier la stratégie d’introduire les races améliorées qui viennent pallier à celles locales. Il a également insisté sur l’existence d’un centre de développement agro-pastorale.
Protection de la récolte
Revenant à la question de la sécurité alimentaire, il a précisé que les Burundais ont de quoi manger en suffisance vu la production agricole enregistrée mais qu’il est nécessaire de sensibiliser sur la sécurité alimentaire. Dans le même cadre de la sécurité alimentaire, M. Ndahishimiye a appelé les gouverneurs de province et les BPEAE à veiller à la protection de la récolte en suivant de près les stocks de l’Anagessa (Agence nationale de gestion du stock stratégique alimentaire), M. Ndayishimiye a aussi demandé qu’il y ait l’organisation du commerce intérieur afin de faciliter l’échange des produits agricoles dans le pays; cela pour la bonne gestion de la récolte et éviter les fraudes.
Parlant du secteur de l’environnement, le président Ndayishimiye a interpelé les BPEAE et l’administration à sensibiliser la population au traçage des haies antiérosives et à la plantation des arbres agroforestiers.»Nous voulons que l’eau de notre pays soit limpide», a-t-il ajouté tout en appelant aux habitants des villes à faire des puisards dans leurs ménages respectifs sans oublier la plantation d’arbres fruitiers.
Après le mot liminaire du chef de l’Etat, la rencontre s’est poursuivie à huis-clos .
Eric Sabumukama