La petite enfance et la maternité sont des phases de la vie où les risques subis sont très importants et peuvent impacter négativement et de façon permanente des nouveaux nés si ces phases ne sont pas suivis d’un accompagnement et de la protection adéquats.
Selon le document de la PNPS (Politique nationale de la protection sociale), les maladies et la malnutrition peuvent particulièrement entraîner d’importants retards de la croissance et de développement pour les enfants.
Le document de la PNPS révèle que parmi les risques auxquels est exposée la petite enfance tels que relevés au Burundi, la mortalité des enfants de moins de 5 ans, bien qu’en baisse, demeure élevée notamment si on la compare aux objectifs définis par la stratégie nationale de protection sociale de 2015. Ce document signale ainsi qu’actuellement, la malnutrition est classée comme un problème majeur parmi les autres risques entravant le développement des enfants. Il s’agit d’une tendance qui s’observe sur tout le territoire burundais et certaines provinces sont touchées par une malnutrition particulièrement aiguë.
Pour répondre à ces problèmes dont souffre la petite enfance, d’après la PNPS nationale, le gouvernement a mis en œuvre des programmes adaptés à cette tranche de la population. Le document souligne que le plus important d’entre eux est le programme de gratuité des soins pour les femmes enceintes et qui accouchent et les enfants de moins de 5 ans, initiative qui permet de garantir formellement au niveau de protection sanitaire et financière.
Comme on le trouve dans le document de la PNPS, la malnutrition maternelle pendant la grossesse a été associée à des effets indésirables, notamment un accouchement prématuré, un faible poids à la naissance et des risques accrus de mortalité maternelle et infantile. Les femmes, en tant que dispensatrices de soins, peuvent manquer de connaissance nutritionnelles, de temps ou de pouvoir de décisions et d’autonomisation suffisants pour investir dans leur propre régime alimentaire et leurs soins de santé ainsi que ceux de leurs enfants, ce qui limite leur capacité à bien prendre soin d’elles mêmes et de leurs enfants.
Exploité par Anne Bella Irakoze
