Le Burundi entend renforcer sa coopération avec le Fonds international de développement agricole (Fida) autour des projets à fort impact, capables d’accélérer la transformation du secteur agricole et de contribuer au changement de l’image du pays. C’est ce qui ressort de l’audience accordée, le Vendredi 28 août 2026 à Gitega, par le Premier ministre Nestor Ntahontuye au vice-président du FIDA, Donal Brown en visite au Burundi.

Selon le porte-parole du Premier ministre, Moïse Nkurunziza, ce responsable du Fonds international de développement agricole était au Burundi pour échanger avec le gouvernement sur ses orientations, afin de permettre au FIDA de mieux cibler les appuis et les financements destinés au Burundi, notamment en perspective d’une réunion prévue en février 2027 consacrée à la mobilisation des ressources en faveur des pays partenaires du Fonds.
Lors de cette audience, le Premier ministre était accompagné de deux membres du gouvernement, à savoir le ministre en charge des Finances et celui ayant l’agriculture dans ses attributions. Cette visite, comme l’a souligné Moïse Nkurunziza, avait pour objectif, de consolider les relations de coopération entre le Burundi et le Fida, de recueillir les orientations du gouvernement burundais et de préparer, conjointement, la prochaine réunion qui permettra au Fonds, de mobiliser davantage, les ressources au profit des pays avec lesquels il coopère.
Des projets à fort impact recherchés
Le porte-parole du Premier ministre a indiqué que cette rencontre a également permis de faire le point sur l’état d’avancement des projets soutenus par le Fida au Burundi, notamment dans la transformation des produits agricoles, l’aménagement des marais, la protection de l’environnement ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat agricole, particulièrement chez les jeunes et les femmes. Moïse Nkurunziza a également fait savoir que le Vice-président du FIDA a salué le Burundi pour avoir toujours honoré, à temps, ses contributions financières annuelles au Fonds, à l’instar des autres pays membres.
De son côté, le Premier ministre Nestor Ntahontuye a apprécié les interventions du FIDA au Burundi, notamment dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage, qui fait vivre environ 85 % de la population burundaise. Selon Moïse Nkurunziza, le Premier ministre a rappelé que les résultats déjà enregistrés grâce aux projets soutenus par le Fida ont encouragé le Burundi à tripler sa contribution financière à ce Fonds.
Nestor Ntahontuye a, toutefois, souligné que le Burundi ne recherche pas uniquement la multiplication des projets. Il souhaite plutôt des interventions capables de produire des transformations profondes dans le secteur agricole et de contribuer à changer durablement l’image de l’agriculture burundaise. Une volonté du gouvernement de faire de l’agriculture non seulement une activité de subsistance, mais ainsi un secteur structurant de l’économie nationale, capable de créer de la valeur, des emplois et des revenus, tout en contribuant à la transformation socio-économique du pays.
Amédée Habimana
