
Selon Mme Nzeyimana, le Prete appuiera environ 1 380 MPMEs dont 50% sont celles appartenant aux femmes en vue de faciliter l'augmentation de la production et la création de l'emploi. (Photo Claude Hakizimana)
Lancé officiellement le vendredi 4 octobre 2024, le Projet pour l’emploi et la transformation économique du Burundi (Prete « Nyunganira ») présente des avantages visant l’augmentation de la production, notamment l’accès au financement, l’amélioration du climat des affaires et bien d’autres.
Le Prete vise à améliorer l’accès des micros, petites et moyennes entreprises (MPMEs) au financement surtout celles des femmes et des réfugiés et à augmenter la création d’emplois en vue d’accroître les conditions de vie de la population et améliorer le climat des affaires et permettre la croissance économique.
Selon la coordinatrice du Prete, Béatrice Nzeyimana, le financement du projet accordé par la Banque mondiale s’élève à 100 millions de dollars américains pour une période de cinq ans. Ce financement est destiné à soutenir principalement trois volets à savoir les MPMEs, le secteur financier et certaines institutions publiques pour favoriser la transformation économique.
A cet effet, Mme Nzeyimana a fait savoir que le Prete appuiera environ 1380 MPMEs dont 50% sont celles appartenant aux femmes en vue de faciliter l’augmentation de la production et la création de l’emploi. Pour ce faire, elle a laissé entendre que le Fonds d’impulsion de garantie et d’accompagnement (Figa) obtiendra une enveloppe d’environ 17 millions de dollars américains dans le but de faciliter l’accès au crédit des MPMEs.
En outre, le Prete présente des avantages aux agriculteurs dans le sens qu’il permettra l’assurance et la couverture agricole, a renchéri Mme Nzeyimana, en précisant que l’Arca (Agence de régulation et de contrôle des assurances) figure parmi les institutions qui seront appuyées. C’est au moment où, auparavant, a-t-elle dit, les microfinances ou les banques prenaient leurs distances quant au financement des projets agricoles, de peur de la survenance des conditions météorologiques défavorables. En plus, le projet permettra le renforcement des capacités, l’accès aux infrastructures et équipements.
Claude Hakizimana