
Le président de la Fédération des sports aquatiques et la secrétaire général sont satisfaits de prestations des nageurs burundais qui ont représenté le pays aux JOP 2024
Le Burundi a été représenté par deux nageurs dont un garçon (Belly Crésus Ganira) et une fille (Loïs Eliora Irishura), sur une distance de 50 mètres (nage libre). Même s’ils n’ont pas pu arriver loin, ils ont fait de bonnes prestations qui satisfont la fédération burundaise des sports aquatiques. Ce sont les meilleurs nageurs burundais comme l’ont affirmé Cassien Basogomba dit Fantomas (président de la fédération) et Elsie Uwamahoro (secrétaire général, olympienne), lors de leur entrevue avec une équipe des journalistes à l’Institut Français du Burundi le lundi 5 août 2024.
Le président de la Fédération des sports aquatiques est satisfait des prestations de ses deux nageurs qui ont représenté le Burundi dans les Jeux olympiques, qui se déroulent depuis le 26 juillet 2024 en France. « Ganira a fait un bon chrono parce qu’il a battu son propre record. Il a fait 23’’80’’’ alors que son chrono était de 24’’01’’’. Eliora a aussi fait un chrono très satisfaisant parce que c’est un chrono qui était fait par les garçons autour des années 2010 », a indiqué M. Basogomba, en précisant qu’en natation, on doit prendre beaucoup de temps pour trouver un champion.
Le manque d’entraîneur de haut niveau, un défi majeur
Parlant des défis qui freinent le développement de la natation burundaise, le président de la Fédération a évoqué le manque d’entraîneurs de haut niveau et cela constitue un frein pour le développement de ce sport aquatique. « Lors de la visite du président de la Fédération internationale des sports aquatiques au Burundi, il a constaté que le Burundi a de bons nageurs mais, qu’il manque encore des entraîneurs de haut niveau. Nous avons à peu près 8 entraîneurs qui ont eu leurs certificats mais, comme ce sont des locaux, ils ne sont pas suffisamment outillés pour mettre la natation burundaise sur l’échelle internationale. Nous avons besoin d’un autre entraîneur de niveau international pour pouvoir trouver un nageur qui peut se démarquer dans les compétitions de haut niveau comme les Jeux olympiques. Nous avons même évoqué ce besoin dans un projet que nous avons soumis à l’Ambassade de France. La natation est un sport qui est pratiqué par les enfants issus des familles nobles et qui fréquentent aussi des écoles nobles. S’ils terminent les études, la plupart d’entre eux obtiennent du travail et n’ont plus le temps suffisant pour s’occuper de leurs petits frères ou petites sœurs qui font la natation. Vous comprendrez qu’il est tellement difficile qu’un entraîneur qui vient de faire deux ou trois ans à l’Institut de l’éducation physique et sportive puisse avoir les connaissances requises pour bien entraîner les nageurs», a-t-il expliqué, en saluant le soutien de la part du ministère en charge des sports.
Il a informé que tous les nageurs qui ont représenté leurs pays à cet événement mondial, sont invités par universalité sauf les nageurs sud-africains. Il a fait savoir qu’il y a aussi d’autres pays comme le Sénégal, le Kenya, l’Ouganda et bien d’autres, qui sont en train d’évoluer dans ce sport.
L’ancienne nageuse et olympienne qui travaille actuellement pour une Organisation Italienne (Elsie Uwamahoro) apprécie aussi les performances de ces deux ambassadeurs qui ont représenté le Burundi dans cette discipline. Elle leur a conseillé de fournir beaucoup d’efforts pour évoluer davantage mais, sans oublier leur mission principale qui est celle de bien suivre leurs études. Plus particulièrement aux filles, Mme Uwamahoro leur demande de briser les stéréotypes qui disaient que le sport c’est uniquement pour les garçons. « Les filles doivent changer de mentalité et comprendre que le sport peur être pour elles une source de vie », a-t-elle conclu.
Olivier Nishirimbere