Alphonse Nahindavyi Ndanga a présenté, le vendredi 2 octobre 2026 à Bujumbura, son ouvrage intitulé «Parcours mouvementé d’un rescapé, Burundi 1951-2016 ». A travers ce récit autobiographique, l’auteur revient sur une vie marquée par des épreuves et expériences dont il souhaite faire une source d’enseignement pour les générations futures. Il signale qu’une vie vécue ne constitue pas uniquement un témoignage personnel mais qu’elle peut aussi devenir une mémoire à transmettre et une leçon pour ceux qui viennent après.

Dans son ouvrage, Alphonse Nahindavyi Ndanga raconte sa vie qui a été marquée par des moments difficiles. «Il s’agit d’un parcours qui n’a pas été rectiligne mais qui a été émaillé par des événements politiques, une vie professionnelle, sociale et scolaire». Il indique qu’il a eu l’idée de produire cet ouvrage après avoir pris conscience qu’une vie vécue peut devenir une source d’enseignement pour des générations futures.
A travers son vécu, M. Ndanga livre un témoignage qui rappelle que l’éducation joue un rôle essentiel dans la construction d’une vie et de la personnalité de l’individu. Il montre aussi qu’une rupture n’est pas nécessairement la fin d’un parcours et que les rencontres humaines peuvent ouvrir de nouvelles voies, transformer une trajectoire et donner un autre sens à l’existence. « Je veux faire comprendre aux lecteurs que l’éducation compte. Une rupture n’est pas nécessairement la fin d’une trajectoire. Les rencontres humaines peuvent changer une vie», a-t-il précisé. Son récit souligne également l’importance de préserver la mémoire et de la transmettre aux autres, car, selon lui, derrière chaque parcours se trouvent des expériences, rencontres et leçons qui méritent de rester vivantes. Au cœur de cette histoire, l’auteur est convaincu que l’être humain reste toujours au centre de toute trajectoire.
La jeunesse appelée à connaître le passé pour éviter les divisions
M. Nahindavyi Ndanga souligne la nécessité pour la jeunesse de connaître les événements du passé afin d’en tirer des enseignements. «Il faut leur montrer l’inconvénient des divisions», a-t-il insisté. Selon lui, les adultes doivent également procéder à un examen de conscience pour pouvoir dénigrer les dérapages du passé estimant qu’ils ne mènent nulle part. «Il faut prêcher le pardon, la réconciliation et la thérapie», a-t-il conclu.
Etienne Nduwimana
