Au moment de la présentation de l’administrateur communal de Gitega en province de Gitega, le vendredi 28 novembre 2025, le chef de l’Etat a souligné, avec force, que la commune Gitega occupe une place de choix et de coordination centrale au sein de la nation, comme elle est désormais la capitale politique du Burundi. L’administrateur Jacques Nduwimana est donc appelé à incarner l’unité et la Vision pour le développement communal.

Cette cérémonie qui s’est déroulée au stade communal situé dans la zone Mungwa sur la colline Mungwa, a vu la participation de la Première dame Angeline Ndayishimiye, la première Vice-présidente du Sénat, les parlementaires, les hauts cadres et cadres natifs de la commune Gitega ainsi que des opérateurs économiques.
Dans son discours, le président de la République Evariste Ndayishimiye rappelle que Gitega n’est pas une simple commune. C’est une vitrine en tant que capitale politique au centre du pays. Cette position confère à son image une importance capitale, car elle est appelée à être le miroir du progrès et du niveau de développement atteint par le pays tout entier. En conséquence, M. Ndayishimiye exhorte les habitants de cette commune à redoubler d’ardeur au travail et à faire de la propreté et de l’assainissement une priorité absolue, parce qu’il ne saurait y avoir de développement dans un environnement insalubre.
Le président Ndayishimiye invite chaque foyer à procéder à l’assainissement de son lieu de résidence, depuis l’intérieur jusqu’au domaine public immédiat, en embellissant les abords des rues par la plantation de fleurs. Il s’agit de parer notre cadre de vie pour qu’il reflète l’image d’une nation résolument tournée vers le progrès et la prospérité.
Concernant la réorganisation et l’élargissement de la commune, le président Ndayishimiye, explique que l’accroissement du périmètre communal ne devait susciter aucune inquiétude quant à un éventuel éloignement des citoyens. Au contraire, cette nouvelle configuration a été pensée pour mutualiser les forces et conférer à la commune la vigueur nécessaire pour entreprendre et réaliser des projets structurants d’envergure au service du développement communautaire et intégral.

L’unité et la paix chèrement acquises doivent être capitalisées et transformées en un levier de production et de rendement économique. Les Burundais, ont le devoir de s’enrichir et d’assurer leur bien-être.
Répondant aux doléances formulées par le gouverneur de la province de Gitega, notamment les besoins pressants en eau potable dans divers quartiers, le chef de l’Etat rassure la population. Il affirme que grâce à une gestion saine des finances publiques, matérialisée par l’encaissement régulier des impôts et taxes, l’Etat est en mesure d’apporter des solutions progressives aux problèmes soulevés par la population. Ces défis seront résolus méthodiquement, car, la nation est engagée sur la voie d’un avenir prometteur.
Le président a également profité de cette occasion pour annoncer que le ministère en charge de l’Intérieur avait, d’ores et déjà, instruit toutes les provinces, à soumettre dix projets prioritaires et à impact rapide. Ces initiatives seront financées directement par le trésor public, alimenté par les impôts et taxes, garantissant ainsi la réalisation de ces projets majeurs sans dépendre de l’aide extérieure.
Un leadership au service de la productivité
Le chef de l’Etat a exhorté l’administrateur communal de Gitega à se positionner comme un berger dévoué au service de ses administrés. Il doit se comporter comme un commandant d’armée au front, marchant à l’avant-garde de ceux qu’il dirige.
Il lui a été demandé de combattre, avec vigueur, la paresse et l’ivrognerie, qui sont des freins majeurs de l’épanouissement.
Enfin, s’appuyant sur les ressources minières dont regorge le Burundi, Evariste Ndayishimiye a invité tous les Burundais à développer la vision stratégique de bâtir des unités de transformation industrielle pour valoriser ces minerais. L’objectif est de créer des produits exportables, assurant ainsi l’entrée dans le pays des devises étrangères si cruciales pour notre souveraineté économique.
Amédée Habimana
