L’Université du Burundi a accueilli l’atelier inaugural « Burundi circulaire », un événement entièrement dédié à la transition vers l’économie circulaire dans le pays. Sous l’égide d’un consortium d’acteurs, l’événement a marqué le lancement d’un mouvement visant à transformer les défis de la gestion des déchets en opportunités économiques majeures et en emplois verts.

Le vendredi 28 novembre 2025, le campus Mutanga de l’Université du Burundi a vibré au rythme de la première édition du « Burundi circulaire », organisée par le Consortium de gestion et valorisation des déchets.
Christian Nimubona, représentant le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, a affirmé que l’économie circulaire est un levier essentiel face aux défis de la croissance démographique et de la gestion non structurée des déchets. Il a souligné que ce modèle qui promeut le passage du modèle linéaire à un système où le déchet devient une ressource, est au cœur de la Vision nationale 2040-2060. Le Ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, a-t-il précisé, s’engage à renforcer le cadre réglementaire, à professionnaliser la filière et à créer de nouvelles chaînes de valeur (plastiques, biodéchets). M. Nimbona croit que le Burundi peut devenir un modèle de valorisation des déchets en Afrique.
Mobilisation et expertise universitaire
De son côté, Ferdinand Mberamihigo, représentant l’Université du Burundi, a exprimé son immense satisfaction d’accueillir cette première édition, la qualifiant de moment privilégié pour l’innovation environnementale. Il a rappelé que l’université est un partenaire officiel engagé dans le développement durable, mettant en avant l’expertise pluridisciplinaire de ses départements. M. Mberamihigo a insisté sur le besoin d’un changement de mentalité et l’adoption d’une culture du tri pour garantir le développement durable du pays.
Consortium, moteur de la transformation
Jeanne Ajeneza, représentante du Consortium / Fiadi (Femmes ingénieures actives pour le développement inclusif), a retracé la genèse de cette initiative volontaire. Elle a dévoilé que le Consortium a pour objectif principal de transformer les déchets en ressources et de réduire l’empreinte carbone. Elle a souligné que l’événement marque le démarrage d’un mouvement collectif et a invité tous les acteurs à rejoindre cette dynamique pour un avenir plus propre et prospère.
L’appui de la coopération internationale a été affirmé par Etienne Rodenbach, chef de projet « Formation et insertion professionnelle » chez Enabel. Il a expliqué que son projet vise à contribuer au développement de sociétés burundaises inclusives par la création d’emplois pour les jeunes et les femmes dans l’économie plus verte.
M. Rodenbach a affirmé que l’économie circulaire qu’il a distinguée de l’économie verte comme un sous-ensemble axé sur la circularité des matériaux via les « R » (réutilisation, recyclage, etc.) est une stratégie économique vitale pour le Burundi, permettant de réduire la pauvreté et les importations. Il a conclu par une formule percutante : « l’économie circulaire, c’est transformer les défis en richesses et les déchets en solutions ».
L’atelier s’est terminé par une visite des stands où les membres du Consortium ont pu observer la transformation concrète de déchets en produits générateurs de revenus, symbolisant le potentiel de cette nouvelle filière pour la production et la protection de l’environnement, Burundi circulaire
Jean Marie Ndayisenga
