Lors de la célébration de la journée internationale des personnes vivant avec handicap, le mardi 23 décembre 2025 au centre Akamuri de Bujumbura, la CORPHB (Confédération des réseaux d’organisation des personnes handicapées au Burundi) a demandé au gouvernement burundais de lui accordé au moins un seul siège aux instances de prises de décisions. C’est une étape par laquelle sont passés d’autres pays qui ont réussi la politique d’inclusion sociale.

de décisions.(Photo Médard Irambona)
Constance Katihabwa, vice-présidente de la CORPHB, reste convaincue les personnes vivant avec handicap pourront contribuer davantage à bâtir un pays prospère sans discrimination sociale et développer leurs familles.
S’agissant des efforts financiers fournis par gouvernement pour soutenir les personnes vivant avec handicap, Mme Katihabwa est indignée face à la baisse de cette assistance. «Pour le moment, elle est revue à la baisse passant d’un milliard et demi à huit cent millions de francs burundais. Nous demandons vraiment que cette allocation reste à milliard cinq cent millions francs burundais ou dépasse cette somme.», a-t-elle ajouté.
Mme Katihabwa a fait savoir qu’il y a encore des lacunes dans la politique de l’éducation inclusive car il n’existe qu’une seule école post-fondamentale qui s’est engagées à accueillir les élèves vivant avec handicap. C’est le LNDS (Lycée Notre Dame de la Sagesse de Gitega).
Des acteurs importants du progrès social
Le représentant du Système des Nations unies dans ces cérémonies a indiqué que cet organe s’est engagé depuis 2019 à donner l’exemple en intégrant systématiquement la dimension du handicap dans ses politiques, ses programmes et ses actions.
«Le rapport présenté en 2025 par le Secrétaire général met en évidence les progrès tangibles réalisés entre 2019 et 2024 tels que l’amélioration de l’accessibilité des services, le renforcement des cadres juridiques et la participation accrue des personnes handicapées au processus décisionnel tout en fixant des standards plus ambitieux pour l’avenir.», explique-il.
La déclaration de politique de Doha adoptée lors du deuxième sommet mondial de 2025 pour le développement social vient consolider cette dynamique en affirmant clairement que le développement durable ne peut être atteint sans participation pleine et entière des personnes vivant avec handicap dans tous les domaines de la vie publique et privée.
Ces personnes sont des actrices importants du progrès social. Leur créativité et leur leadership contribuent à renforcer la prévention des catastrophes, à promouvoir l’inclusion dans l’éducation et l’emploi et à orienter les actions humanitaires vers une meilleure protection des plus vulnérables.
Pour libérer pleinement ce potentiel, il reste nécessaire de surmonter des obstacles persistants tels que la discrimination, la pauvreté et l’inaccessibilité des services qui limitent encore la participation de plus d’un milliard de personnes handicapées dans le monde.
Selon ce représentant des Nations unies, au Burundi, il est essentiel de lever les barrières qui freinent la pleine participation des personnes en situation de handicap afin que chaque citoyenne et citoyen puisse contribuer activement à la réalisation des ambitions nationales notamment celles portées par la vision 2040 et 2060. Leur engagement, créativité et leur leadership représentent des atouts majeurs pour bâtir une société inclusive, résiliente et prospère.
Le thème retenu cette année 2025 par le Burundi est: «Soutenir des sociétés inclusives pour les personnes handicapées afin de stimuler le progrès social.»
Médard Irambona
