
La fluctuation de la monnaie est l'un des défis rencontrés dans la réalisation des actions planifiées par le gouvernement, selon M. Ndirakobuca. (Photo Claude Hakizimana)
Le Premier ministre burundais, Gervais Ndirakobuca a présenté, le jeudi 24 octobre 2024, les réalisations du gouvernement pour le deuxième semestre, exercice 2023-2024 devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. Le taux global de réalisation physique s’élève à 80,43% au moment où celui de réalisation financière est de 80,09%.
Dans cette séance, le Premier ministre Ndirakobuca a présenté le rapport contenant la synthèse des principales activités planifiées et réalisées en mode budget-programme, pour le deuxième semestre allant de janvier au juin 2024. Ces activités sont réparties dans quatre domaines à savoir les domaines politique, économique, social et environnemental.
Comme l’a indiqué le chef du gouvernement, au niveau de la gouvernance, les actions réalisées ont concerné la planification du développement local, le transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux communes, le rapatriement et la réintégration des réfugiés. Dans le domaine économique, les actions réalisées cadrent avec l’axe de la transformation structurelle pour une économie durable et numérique. Ces dernières sont, entre autres, la recherche sur les cultures et développement de l’industrie semencière, l’aménagement des infrastructures socio-économiques et administratives, la distribution de l’énergie électrique ; l’eau potable dans le milieu rural, le transport, etc.
Au niveau du domaine socio-environnemental, les réalisations ont porté sur les actions d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques, la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement ; la protection de l’enfance, l’accès aux services de santé, le financement et l’auto-emploi des jeunes et bien d’autres.
La fluctuation monétaire, parmi les défis évoqués
Au cours de cette période de six mois, M. Ndirakobuca a précisé que le taux global de réalisation physique s’élève à 80,43% tandis que celui de réalisation financière atteint 80,09%. Malgré ces taux de réalisation, les défis n’ont pas manqué, selon le chef du gouvernement. Il a ciblé notamment les problèmes de fluctuation de la monnaie où les prix changent du jour au jour, de façon exponentielle. Dans ce cas, le budget alloué devient insuffisant pour l’exécution des actions planifiées. A cela s’ajoutent d’autres problèmes qui se sont observées au niveau de la transition entre la planification basée sur les moyens et celle basée sur les résultats (Budget-programme), a-t-il poursuivi.
Au cours la séance, des représentants du peuple ont soulevé leurs préoccupations vis-à-vis du rapport présenté. L’une des questions était de savoir ce que le gouvernement est en train de faire pour pallier le défi récurrent relatif à la mise en œuvre effective du budget programme. Dans ses réponses, M. Ndirakobuca les a tranquillisés en précisant que des formations sont toujours données pour renforcer les capacités du personnel et que certaines lois y relatives sont déjà mises en place.
Claude Hakizimana