Au lendemain de la présentation à la chambre basse du Parlement burundais du rapport annuel de l’institution de l’ombudsman pour l’exercice 2025, Aimée Laurentine Kanyana a rencontré, jeudi 29 janvier 2026, les professionnels des médias. L’ombudsman, Kanyana a appelé les journalistes au travail juste et à informer avec professionnalisme.

« Nous avons décidé de rencontrer les professionnels des médias pour leur prodiguer des conseils par rapport à l’appréciation que notre institution a pu faire », a d’emblée indiqué à plus d’une vingtaine de journalistes ayant répondu à l’invitation. Et de reconnaître en affirmant «nous observons la participation de beaucoup de médias lors des événements publics, mais le message transmis est différent. »
M. Kanyana a aussi révélé trois principales catégories des professionnels des médias. « Il y en a ceux qui donnent l’information qui dénote une certaine incompétence, ceux qui donnent une information qui montre qu’ils ont un côté penchant vers la déstabilisation ou qui vise à ternir l’image du pays et celle des autorités. Il y a d’autres qui essaient de garder l’équilibre ».
Selon l’ombudsman du Burundi, si on laisse la situation se dégénérer, il y a risque de se retrouver devant une situation difficile à gérer. « Si vous voulez que nous puissions atteindre la Vision 2040-2060, votre rôle est primordial mais aussi certains médias sont appelés à soigner leur façon de travailler », a également insisté en s’adressant aux professionnels des médias.
Mme Kanyana s’est réjouie que lors de la présentation du rapport devant les députés, l’Assemblée nationale a apprécié très positivement les prestations de l’institution de l’Ombudsman. Toutefois, elle a réfuté les informations qui, selon elles, ont été relayées par certains médias, évoquant des menaces sécuritaires de l’ombudsman. « Que la communauté nationale et internationale comprenne que l’ombudsman du Burundi est en bons termes avec la population et les autorités de la base au sommet ».
Moïse Nkurunziza
