
M.Burikukiye a fait savoir que cette compétition constitue une occasion de sensibiliser les participants sur le rôle de la Science, la technologie et l'innovation dans la vie du pays et des citoyens
Le ministère de l’Education nationale et de la recherche scientifique, organise, à travers la Direction générale de la science, la technologie et la recherche, une compétition des travaux de recherche/innovation effectués de janvier 2019 à nos jours et une exposition des produits des sociétés /coopératives de la région du nord du Burundi. Cette activité se déroule en province de Kayanza du 17 au 18 février 2022. L’objectif étant de démontrer comment la science, la technologie et l’innovation constituent un levier vers un développement durable et intégral des communautés.
Dans son discours de circonstance, l’assistant du ministre en charge de l’éducation nationale, Herménégilde Burikukiye, a indiqué que l’objectif est de démontrer aux participants conviés à cette exposition comment la science, la technologie et l’innovation constituent un levier vers un développement durable et intégral des communautés. « C’est une occasion également de prouver que ledit ministère s’est engagé à remercier ceux qui se sont donnés corps et âme dans la création et la mise en place des petites sociétés et coopératives d’auto développement. C’est une occasion aussi de sensibiliser les participants sur le rôle de la science, la technologie et l’innovation dans la vie du pays et des citoyens, etc. », a dit M.Burikukiye avant d’ajouter que cinq chercheurs et cinq innovateurs qui se sont plus distingués que les autres dans leur production vont recevoir des prix. Il a précisé ajouté que ces secteurs connaissent encore certains défis notamment le manque de moyens financiers, la pauvreté, le manque de matériel, etc. Il a conclu en disant que depuis 2015, ce ministère valorise les produits des chercheurs et des innovateurs.
Pr. Claver Nijimbere, directeur général de la science, la technologie et la recherche a indiqué à la presse que l’objectif poursuivi est de mettre ensemble ces deux groupes de gens (chercheurs et innovateurs) qui doivent collaborer. Les uns font de la recherche dans les centres de recherche et d’autres utilisent ce qui est tiré de la recherche. Mais, a-t-il ajouté, comme ils ne sont pas des chercheurs de haut niveau, ils les utilisent à tord et à travers. « Etant ensemble, nous voulons que ce qu’ils font soit corrects et bien orienté et cadré pour l’intérêt des consommateurs, du pays et des producteurs. Ces innovateurs et chercheurs sont à notre encadrement et il y a des centres de recherche et d’innovation qui sont encadrés par la direction générale. Cette rencontre va leur permettre d’échanger afin de voir comment ils peuvent s’entraider. Comme ils sont complémentaires, ils doivent travailler ensemble et ce qu’ils font sera de qualité et compétitif », a-t-il précisé.
Des productions compétitives
« On ne peut pas dire que toutes les productions des jeunes entrepreneurs sont de bonne qualité, mais l’objectif de notre direction générale est de montrer aussi le contraire. On leur demande d’améliorer dans le sens d’avoir des produits qui ne sont pas nuisibles à la santé des consommateurs. Leurs produits doivent être compétitifs sur le marché local, régional et même international. Notre direction intervient au niveau des conseils et au niveau de la qualité, c’est la BBN qui doit intervenir et donner la certification »,a –t-il dit.
Aux jeunes entrepreneurs, M. Nijimbere conseille de produire des articles de qualité et respectant une certaine réglementation en la matière. Il y a des normes internationalement reconnues et recommandées qui doivent être respectées.
Emelyne Iradukunda