
M. Nindereye conclut en rappelant que les patients ont le droit de déposer une plainte en cas de violation de leurs droits et d’obtenir une réparation équitable (Photo Moïse Nkurunziza)
Les mutuelles de santé communautaire et les droits des patients sont deux domaines essentiels dans le système sanitaire burundais. Les droits des patients garantissent que chaque individu reçoive des soins de santé respectueux de sa dignité et de ses besoins. Toutefois, comme l’explique Pierre Nindereye, représentant légal l’Association burundaise pour la défense des droits des malades, les droits des patients ne sont pas toujours respectés ou bien compris.
« Les droits des patients permettent aux malades d’avoir accès aux soins de santé adéquats, respectueux et dignes. Ils permettent également de garantir les soins et services de santé de meilleure qualité », explique M. Nindereye. Selon lui, les mutuelles de santé communautaire jouent un rôle crucial dans la promotion de l’accès équitable aux soins et dans la garantie de la dignité et du bien-être des individus.
M. Nindereye rappelle que, sauf en cas d’incapacité de comprendre ce qui leur arrive, les patients ont droit d’être informés sur son état de santé, les options de traitement disponibles, les risques associés et les bénéfices potentiels. « En cas d’incapacité pour un patient de comprendre ce qui lui arrive, l’information est partagée avec une personne de confiance ». Les patients ont le droit également de donner ou de refuser leur consentement pour tout traitement médical, après avoir reçu une information adéquate. Et d’ajouter que les patients ont le droit que leurs informations médicales personnelles soient gardées confidentiellement, sauf les cas prévus par la loi. « Les patients ont le droit d’être traité avec dignité, respect et compassion, sans discrimination fondée sur leur statut social, économique, culturel et médical ».
Participer activement aux décisions concernant leur santé
M. Nindereye indique qu’en plus de tous les autres droits, les patients ont également le droit de participer activement aux décisions concernant leur santé, en fonction de leur capacité de compréhension et de leur volonté. Ils ont aussi le droit de recevoir des soins continus, globaux, intégrés et cohérents avec une coordination appropriée entre les différents professionnels de santé impliqués. « Les patients ont le droit d’accéder à leurs propres dossiers médicaux et de demander des copies conformément aux règlement en vigueur », insiste-t-il. Les patients ont le droit d’être traités avec discrétion lors des examens médicaux ou des procédures, en présence seulement du personnel médical nécessaire.
Tout patient majeur, renchérit M. Nindereye, peut rédiger des directives anticipées pour le cas où, étant arrivé au stade de fin de vie, il serait hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives indiquent ses souhaits concernant les conditions de limitation ou d’arrêt de traitement.
Moïse Nkurunziza