
Le Premier ministre burundais a demandé aux participants à la réunion de proposer des méthodes pour bien préserver la paix et la sécurité (Photo Claude Hakizimana
Après des cas d’actes criminels marqués par des jets de grenade ciblant les civils et les infrastructures socio-économiques dont les transformateurs du courant électrique observés ces derniers jours en mairie de Bujumbura, le Premier ministre burundais, Gervais Ndirakobuca, a tenu, le dimanche 12 mai 2024 à l’hôtel de ville de Bujumbura, une réunion à l’intention des responsables administratifs et sécuritaires de la municipalité de Bujumbura. L’objectif était d’analyser la situation sécuritaire qui prévaut dans cette entité administrative.
Dans son mot préliminaire, le Premier ministre Ndirakobuca a indiqué que la sécurité est la clé de voûte de toute chose dans le pays, aucune activité n’est possible quand il y a de l’insécurité. «Nous vous avons invités dans cette réunion de dimanche en vue d’analyser la situation sécuritaire qui prévaut en mairie de Bujumbura. Avec la contribution de tout un chacun, nous pouvons trouver ensemble des solutions au problème», a fait savoir M. Ndirakobuca en interpellant les participants à évoquer, selon leur connaissance, tout ce qui pourrait perturber la quiétude, mais également proposer des méthodes à suivre pour bien préserver la paix et la sécurité dans la capitale économique.
A l’issue de cette réunion qui s’est poursuivie à huis-clos, le chef du bureau de presse et de la communication à la Primature, Festin Ntiyumvamabwire a donné les grandes lignes de la réunion et les recommandations formulées.
La redynamisation des comités mixtes de sécurité, parmi les recommandations
Selon M. Ntiyumvamabwire, les recommandations émises sont notamment la redynamisation des comités mixtes de sécurité, la poursuite de la collaboration entre les responsables administratifs et sécuritaires à tous les niveaux en incluant aussi la population, la détention des cahiers de ménage permettant aux chefs de quartier de connaître les mouvements de gens, ceux qui habitent le quartier et ce qu’ils font dans leur vie, car la sécurité n’incombe aux force de l’ordre, mais, tout le monde doit y contribuer. Il a été également recommandé aux administratifs de tenir des réunions d’échanges en vue d’identifier ensemble les problèmes qui s’observent dans leurs localités.
Au moment où il y a certaines gens qui passent leurs temps à s’adonner aux loisirs dans la municipalité de Bujumbura, les administratifs sont appelés à jouer leur rôle pour que ce phénomène s’arrête. Il en est de même pour ceux qui passent leur temps en train de consommer de l’alcool dans les heures de travail. Cela doit être également stoppé.
Concernant le commerce des boissons alcoolisées dans les boutiques, cela n’est pas interdit, a fait observer M. Ntiyumvamabwire, mais ce qui est interdit est de transformer les boutiques en cabarets. Les clients qui en ont besoin doivent les acheter et aller les boire chez eux.
La réunion a vu la participation du ministre en charge de la sécurité publique, Martin Niteretse, le maire de la ville de Bujumbura, Jimmy Hatungimana, les administrateurs communaux, les chefs de zone, les chefs de quartier de la municipalité de Bujumbura ainsi que des responsables sécuritaires dont l’inspecteur général de la police et son adjoint, et bien d’autres.
Claude Hakizimana