La LBC/FT (Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme) est le premier combat exigeant pour lever les obstacles freinant l’atteinte de la Vision nationale 2040-2060. Le Premier ministre du Burundi Nestor Ntahontuye l’a dit dans son allocution lors de la conférence nationale sur la LBC/FT organisée par la CNRF (Cellule nationale de renseignement financier), le mardi 2 décembre 2025 à Bujumbura.

Selon M. Ntahontuye, il n’y a pas de petit combat, et pour le développement il est plus redoutable, sérieux et exigeant. Les obstacles ne sont pas directement observables ou facilement détectables. «Les semeurs se réunissent pour se préparer à protéger la production, tandis que les oiseaux se réunissent de l’autre côté pour se préparer à se nourrir de la production sans risques du braconnage des semeurs. Ce combat nécessite la combinaison des efforts tant gouvernementaux que populaires. Il serait difficile d’atteindre le Burundi développé en 2060 sans vaincre le BC/FT (blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme) et les crimes connexes, »a-t-il signalé
«A l’époque contemporaine où le numérique règne sur le monde des technologies modernes, le transfert électronique d’argent se présente en fenêtre majeure des opérations monétaires transfrontalières dans tous les coins de la planète. Si ces transferts transfrontaliers ne sont pas bien contrôlés par la banque centrale, si elle ne maîtrise pas les transactions électroniques, la situation peut l’échapper jusqu’à ce que les blanchisseurs financent les actes criminels et terroristes.», a dit M. Ntahontuye.
Il a fait savoir que ces crimes ont de nombreuses conséquences néfastes sur le développement car ils sont un poison dangereux et très nuisible à l’économie nationale d’un pays. Le Burundi a soif de travailler dans la transparence, sauvegarder la sécurité économique et renforcer les capacités des institutions publiques et gouvernementales dans la protection de l’économie nationale.
Objectif de la communication actuelle en matière économique du Burundi
Cet objectif doit centrer sur la sensibilisation et l’information des parties prenantes à la LBC/FT sur les meilleures pratiques en matière de LBC/FT au niveau local et international, en vue de promouvoir un climat d’investissement sain au Burundi. Il vise à atteindre le Burundi développé en 2060. Cela nécessite une meilleure politique de protection économique car le BC/FT perturbe l’économie nationale, assiège la corruption et fragilise la justice.
«Le combat de la LBC/FT n’est pas une tâche à prendre négligemment. C’est un grand projet fort de sauvegarder la paix, la crédibilité, la confiance et développement durable et inclusif au Burundi.», a conclu M. Nestor Ntahontuye.
Le Burundi s’est engagé à ne pas rester en arrière en cette matière et il a évolué vers un autre pas plus avancé par rapport aux autres pays de la région avec la loi du 27 mars 2025 et la création de la CNRF en 2020.
Médard Irambona
