
La jeunesse burundaise peut proposer des idées innovantes et originales pour répondre aux besoins du marché (Photo Clovis Dusabe)
En tant que moteur de l’innovation et de créativité, les jeunes sont essentiels pour stimuler la croissance économique et créer les opportunités d’emploi dans le pays. Pour promouvoir le libre échange, les jeunes burundais peuvent se lancer dans l’entrepreneuriat. Ils peuvent développer des idées novatrices et participer à des initiatives visant à renforcer les compétences en matière du commerce et de gestion afin de mieux comprendre les principes du marché et maximiser les potentiels économiques. Tels sont les propos de Michel Nsengiyumva, consultant en développement organisationnel et directeur du centre de rayonnement des jeunes innovants (CERAJI) lors d’une conférence débat dernièrement organisé par « Institute for economic and entreprises » à l’intention des étudiants des universités œuvrant en province de Ngozi.
Selon M.Nsengiyumva, la participation active de la jeunesse burundaise dans la promotion du libre marché est essentiel pour réaliser la vision du Burundi en tant que pays émergent en 2040 et pays développé en 2060. Le libre marché ouvre les possibilités aux jeunes de mettre en œuvre leurs idées innovantes, de créer des emplois pour eux-mêmes et pour les autres et leur permet de contribuer dans la croissance économique du Burundi. Encore plus, dit-il, le libre marché permet à certains jeunes de se lancer dans l’entrepreneuriat que ce soit dans le secteur de l’agriculture, des technologies, du commerce et dans d’autres services.
Les opportunités de la jeunesse face à la promotion du libre marché
Pour M.Nsengiyumva, les jeunes burundais peuvent profiter du libre marché pour créer leurs propres entreprises et proposer des produits ou services innovants sur le marché. Ils peuvent bénéficier de la liberté d’apprendre pour se démarquer et réussir dans leurs domaines d’activités. Le libre marché permet aux jeunes entrepreneurs burundais d’accéder à de nombreux débouchés nationaux et internationaux. Il offre aux jeunes la possibilité de créer des partenariats et des rencontres avec d’autres entrepreneurs et investisseurs. Il leur encourage de faire de l’innovation et de la créativité innovante. De cet effet, les jeunes burundais peuvent proposer des idées novatrices et originales pour répondre aux besoins du marché et de se démarquer de la concurrence.
Quid des contraintes
Malgré tous les bienfaits du libre marché, les jeunes burundais font face à de nombreuses difficultés pour y accéder. Il a cité entre autres, l’accès difficile aux ressources financières, l’insuffisance de formation et de compétences . Pour faire face à ces défis, il a proposé l’encouragement des jeunes par des formations professionnelles et l’éducation entrepreneuriale, le renforcement du programme de soutien financier, promotion de l’inclusion financière des jeunes et renforcement du dialogue entre les acteurs publics et privés avec les jeunes.
Pour M.Nsengiyumva, en cas de refus de s’intéresser au libre marché, la jeunesse burundaise risque de faire face au manque d’opportunités économiques, à la pauvreté et à l’exclusion sociale, au manque de compétitivité et à la dépendance économique.
Clovis Dusabe