
Selon M. Sousa, les données scientifiques qui seront pcollectées dans l'excursion au Burundi serviront de référence dans les politiques visant la meilleure conservation de l'environnement et le développement durable (Photo: Claude Hakizimana)
Les représentants du Wilderness Project, ont animé une séance d’information, le vendredi 18 octobre 2024 à l’ambassade des Etats Unis d’Amérique au Burundi, pour donner un aperçu du travail essentiel de cette fondation d’origine américaine dans la surveillance des principaux bassins fluviaux d’Afrique, avec un accent particulier sur la conservation de l’environnement et la résilience écologique. C’est dans cette optique qu’une excursion est en cours de préparation pour explorer le Nil depuis sa source en collaboration avec les partenaires burundais. Cela permettra d’avoir des données scientifiques auxquelles le gouvernement pourrait s’appuyer dans les politiques de préservation de l’environnement.
Le Wilderness Project est une organisation panafricaine de recherche et de conservation qui mène des recherches approfondies dans les bassins fluviaux d’Afrique dont Okavango, Zambèze, Congo, Nil, etc. L’objectif est de fournir des données hydrologiques et écologiques détaillées pour soutenir la planification de l’utilisation de l’eau et la résilience climatique.
Le chef du département en charge du développement dans le Wilderness Project, Matthew Sousa a indiqué que le projet «Grande épine d’Afrique» vise à explorer, étudier et mieux protéger les rivières et fleuves africains pour la sécurité humaine, la sécurité de l’eau et la biodiversité. «On travaille sur deux domaines à savoir la science et la narration, parce que la science sans la narration manque de puissance pour informer et influencer les politiques», a-t-il précisé, avant d’ajouter que cette fondation travaille avec différents partenaires africains depuis quinze ans.
Après l’exploration des rivières de l’Afrique australe, c’est maintenant le tour de l’Afrique orientale
Lors de la conférence, la présentation faite par les représentants du Wilderness Project, Matthew Sousa et Ravier Vor Blandis a porté principalement sur les grandes réalisations de cette organisation dans différents pays où ils ont déjà travaillé, notamment en Angola, en Libye, en Zambie, au Botswana et bien d’autres pays de l’Afrique australe. Et de préciser que cette fois-ci c’est le tour des pays de l’Afrique de l’est, notamment le Burundi, la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda.
En plus des explications sur ce que fait Wilderness Project, en général, ils ont parlé des préparatifs en cours pour le cas du Burundi concernant l’excursion qu’ils vont mener depuis la source du Nil au mois de novembre.
«Nous sommes ici pour faire la collaboration avec tout le monde pour préparer l’excursion de deux ou trois semaines et on va commencer en novembre. On va commencer à la source du Nil, puis aller à la rivière Ruvyironza et on va continuer à pied et après prendre le petit bateau pour explorer cette rivière pour mesurer tous les détails qui déterminent la qualité de l’eau, l’environnement, les animaux et l’impact humain, l’impact sur l’agriculture», a-t-il poursuivi.
Sousa a, en outre, indiqué que leur projet travaille en étroite collaboration avec les partenaires locaux, notamment les gouvernements, les institutions universitaires, les ONG, etc. Pour ce faire, au Burundi, ils vont collaborer avec l’OBPE, le Centre de recherche des sciences naturelles et environnementales (CRSNE) de l’Université du Burundi avec la participation des étudiants de doctorat et de mastère ainsi qu’un cinéaste burundais qui produira un documentaire sur cette excursion.
Une contribution dans les politiques de conservation de l’environnement
Les données scientifiques qui seront collectées dans l’excursion au Burundi serviront de référence dans les politiques nationales visant la meilleure conservation de l’environnement et le développement durable. «J’espère qu’en collaboration avec les partenaires burundais, cela sera une bonne chose pour l’avenir», a martelé M. Sousa.
Claude Hakizimana