
Sous les auspices de son président Gervais Ndirakobuca, la chambre haute du parlement s’est réunie, le mercredi 22 septembre 2026 aux palais des congrès de Gitega, en séance plénière. A l’ordre du jour était l’analyse et l’adoption du projet de loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord de coopération entre le gouvernement de la république d’Angola et le gouvernement de la république du Burundi relatif à l’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service, signé à Addis-Abeba, le 15 février 2026. La ministre de la Communication et des médias, Evelyne Butoyi, était l’envoyée du gouvernement pour exposer les motifs de ce projet de loi.
Dans son exposé des motifs, la ministre Butoyi a expliqué que le Burundi et l’Angola entretiennent de bonnes relations diplomatiques d’où, la signature d’un accord de coopération entre les deux pays en date du 17 février 2026 à Addis-Abeba, en Ethiopie, en marge du 39e Sommet de l’Union africaine. Selon elle, cet accord s’inscrit dans le cadre de renforcer davantage les relations bilatérales qui puisent leur essence dans la coopération Sud-Sud et les principes de l’Union africaine. Il permettra aux ressortissants de l’un des deux pays, détenteurs de passeports diplomatiques et de service, d’entrer, transiter, séjourner et de sortir sur le territoire de l’autre pays sans l’obligation de visa. L’accord favorisera également l’accélération des déplacements pour des visites de haut niveau, de tourisme et d’autres affaires.

Au cours des échanges, il a été souligné que les accords bilatéraux incluent également ceux conclus entre les Etats africains membres de l’Union africaine. Il a, à cet effet, été proposé de supprimer les exigences de visa entre les pays africains, en vue de faciliter la libre circulation des personnes et de renforcer l’intégration et l’unité du continent africain. Sur cette proposition, Evelyne Butoyi a indiqué que la suppression des barrières constitue un souhait partagé, tout en précisant qu’il n’est pas encore opportun de les lever.
Après l’avoir analysé en fond et en forme, les sénateurs ont unanimement adopté le projet de loi qui était sous analyse.
Eric Sabumukama
