Créé dans un contexte où il n’y avait pas encore beaucoup de presses écrites et imprimées au Burundi, « Le Renouveau du Burundi » a publié son premier numéro, le 13 avril 1978 et a réussi de poursuivre ses missions jusqu’à aujourd’hui. Ce quotidien créé pour produire des informations sur les activités gouvernementales, sur l’économie et la vie sociale du pays, est né également pour porter le plus loin possible l’image réelle du Burundi. A ses 48 ans d’existence, Donat Maganya, Directeur général par intérim des PPB (Publications de presse burundaises), dresse un bilan positif du journal et les perspectives d’avenir malgré les défis à surmonter au quotidien.

«Le quotidien Le « Renouveau du Burundi », à ses 48 ans, dresse un bilan largement positif. Il s’agit d’un journal qui multiplie des succès éditoriaux et économiques par l’augmentation des numéros de parution. Il fait exception dans le secteur des médias traditionnels en se battant bec et ongles pour accomplir ses missions avec efficacité», indique Donat Maganya. Selon lui, « Le Renouveau du Burundi » fête ses 48 ans d’existence, se portant mieux qu’avant avec des journalistes et un personnel qui prennent le soin de donner des informations vérifiées en offrant la lecture la plus neutre des faits. Il ajoute que l’histoire du journal a été marquée par une capacité à se réinventer tout en rappelant qu’il a également conclu des partenariats avec d’autres médias étrangers comme l’agence de presse chinoise « Xinhua », l’agence de presse russe « Sputnik » et le journal chinois « Le Quotidien du peuple », dans le cadre d’échange d’expériences.
Depuis 2012, dit-il, ce quotidien a entamé une transition audacieuse vers le numérique, avec le lancement du site du journal, qui a permis de porter plus loin l’image de marque du Burundi. Et c’est en 2016 que le journal marque un pas de géant en commençant à publier sur la plateforme X, appelé Twitter à l’époque. Cependant, il a su diversifier ses contenus en déployant ses journalistes à l’intérieur du pays pour la recherche des informations fouillées auprès des sources. Pour le DG a.i des PPB, l’impératif est d’essayer de s’adapter efficacement à l’ère du numérique. «Le Journal Le Renouveau du Burundi entend créer d’autres plateformes numériques d’informations notamment un compte Facebook, Youtube, Instagram pour élargir son champs de diffusion. La transition vers le numérique est un passage obligé et crucial qui doit être marqué par la création des plateformes en ligne et de formats multimédia pour être plus compétitif dans cet espace médiatique à l’ère du numérique.
Nouer des partenariats pour relever les défis
Par ailleurs M. Maganya avance que l’an 2026 sera une année dense en actualités et porteuses pour les diffusions. Miser sur la détermination et l’abnégation des journalistes en général et de tout le personnel en particulier, qui ne se lassent pas à la recherche des informations contribuant au développement national est une impérative. Pour lui, ils sont des porte-flambeaux de la vision nationale «pays émergent en 2040, pays développé en 2060».
S’agissant des défis, Donat Maganya fait savoir qu’il n’en manque pas. Bien que le journal se soit débattu pour satisfaire ses lecteurs, avance-t-il, il est confronté à des défis de manque des outils de travail professionnels adaptés aux réalités du moment, la formation et surtout le perfectionnement professionnel se faisant aussi sentir. Toutefois, il indique qu’en nouant des partenariats avec d’autres institutions gouvernementales et non gouvernementales, ce pari pourra être gagné. Pour lui, l’atout majeur pour surmonter ces défis résulte de la volonté manifeste du gouvernement burundais de soutenir les médias et la détermination des collaborateurs du journal à travailler en sorte que ce dernier aille de l’avant.
Laurent Mpundunziza
