En visite au Burundi, le Directeur pays de la Banque mondiale couvrant le Burundi, l’Angola, la République démocratique du Congo et Sao Tomé-et-Principe, Albert Zeufack, a été reçu en audience le mardi, 22 septembre 2026 par le Premier ministre de la République du Burundi Nestor Ntahontuye. Les échanges ont porté sur la transformation de l’agriculture, la diversification économique et le suivi des projets de développement. Le responsable de la Banque mondiale a notamment mis en avant le potentiel d’irrigation de la plaine de la Rusizi et a salué le mécanisme de suivi des projets mis en place par le gouvernement du Burundi.

A la sortie de l’audience, le directeur pays de la Banque mondiale a indiqué que les échanges ont porté sur la réhabilitation du barrage d’irrigation construite sur la rivière Kajeke ; le nouveau cadre de partenariat pays, axé notamment sur l’agribusiness, le secteur minier et les infrastructures, ainsi que sur le suivi des projets financés par la Banque mondiale.
Au cours de cette audience, M. Zeufack a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale aux côtés du gouvernement burundais pour transformer l’agriculture à travers l’irrigation, l’innovation technologique et la mobilisation des investissements privés, dans le cadre du programme «Agriconnect».
Le porte parole du Premier ministre Moïse Nkurunziza, a quant à lui, indiqué qu’ils ont échangé sur l’accord – cadre entre le Burundi et la Banque mondiale, dans la mesure où, une réunion entre les responsables des différents secteurs de la Banque mondiale est prévue avant fin mars 2027, où on fera un revu sur les différents projets en cours dans des pays partenaires. « Pour le Burundi, beaucoup de projets financés par la Banque mondiale évoluent bien et affichent de bons résultats mais il y a ceux qui présentent des défis qu’il convient de continuer à relever pour l’intérêt de la Banque mondiale et du pays », a fait savoir M. Zeufack.
Le Directeur pays a salué le suivi des projets gouvernementaux et les projets des partenaires fait par le Premier ministre. Cela permet de connaître à temps les défis et les corriger à temps », a souligné M. Zeufack
Le porte-parole du Premier ministre a en plus indiqué que le Burundi a déjà pensé à mettre en œuvre la politique de valorisation des espaces de l’Etat, souvent sans rendements suffisants. Ils sont déjà identifiés pour agriculture, élevage et protection de l’environnement, ce qui pourra augmenter la production agricole.
Ferdinand Hakizimana
