Le Premier ministre du gouvernement du Burundi, Nestor Ntahontuye a procédé à l’ouverture de la 33è réunion ordinaire du Conseil des ministres de l’Initiative du bassin du Nil, le samedi 6 décembre 2025 à Bujumbura. Dans son discours, il a annoncé que le Burundi s’est engagé à lier son destin à celui de ses pays frères, de l’espace du bassin du Nil, à travers l’Initiative du bassin du Nil et se félicite d’avoir fait ce choix qui a beaucoup apporté au pays et aux autres pays membres, à travers les actions conjointes et échanges multiformes.

M. Ntahontuye a signalé que depuis la création de l’Initiative du bassin du Nil en 1999, beaucoup de réalisations ont pu voir le jour, notamment la production de l’énergie et l’interconnexion, l’aménagement des bassins versants, la production agricole, la sécurité alimentaire, les alertes précoces renforçant des capacités pour faire face aux événements climatiques extrêmes et d’autres. Il a rappelé que le Burundi a ratifié l’Accord-cadre sur la coopération dans le Bassin du Nil, le 25 septembre 2023, un acte fort, qui témoigne la volonté de renforcer la coopération régionale.
A cette occasion, le Premier ministre a félicité le ministre ougandais ayant l’eau dans ses attributions et son équipe, pour la présidence de l’Initiative du bassin du Nil au cours des deux dernières années, et a adressé ses vœux de plein succès à la ministre en charge de l’environnement au Burundi, calinie Mbarushimana, qui en assure, désormais, la présidence.
La démographie croissante, l’’un des défis
La ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Calinie Mbarushimana, a déclaré que l’’un des défis majeurs que connait le bassin, est la démographie sans cesse croissante, créant ainsi un déséquilibre entre l’offre et la demande dans les domaines de la vie, notamment les besoins en eau et les ressources naturelles, dit-elle. Ce défi a résulté de dégradation de l’environnement, la perte de la biodiversité, la faible productivité, des perturbations climatiques, l’augmentation des risques maladies, des inondations répétitives, la sécheresse prolongée et les glissements des terrains.
Mme Mbarushimana a également ajouté que le Burundi vise sa prospérité par la croissance économique inclusive et durable à travers sa Vision, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060. Le Burundi est en train d’accroître les performances du secteur agricole et de l’élevage, sans compromettre l’environnement, dit-elle.
Signalons que l’Initiative du Bassin du Nil, créée en 1999 est une plateforme technique et diplomatique qui réunit dix Etats riverains du Nil dont le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Egypte, l’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie et l’Ouganda.
Anne Bella Irakoze
