
Le ministre Uwizeye a mentionné qu'il existe actuellement les récteurs (small modula reactor) de dernière génération
Pour engager le Burundi sur la voie de l’énergie nucléaire, il y a quatre considérations majeures selon le ministre de l’l’Hydraulique, de l’énergie et des mines Ibrahim Uwizeye. C’était lors de l’analyse et adoption de la loi nucléaire à l’Assemblée nationale.
Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines Ibrahim Uwizeye a expliqué aux députés la raison d’engager le Burundi sur la voix de l’énergie nucléaire quand on connait ses méfaits au niveau de l’environnement et de la santé. Selon lui, on tient compte de différentes considérations. « Il existe actuellement des réacteurs nucléaires (Small modula reactor) de dernière génération avec 50MW avec le risque zéro. Avec ce genre de réacteur, nous trouvons que le bénéfice l’emporte largement sur le risque tout en notant que le risque n’est jamais nul même pour les centrales hydroélectriques», a-t-il indiqué.
Energie thermique pour réduire la déforestation
Une autre considération est que, une fois que la centrale nucléaire sera fonctionnelle, le déficit énergétique sera comblé. Le ministre a souligné qu’en plus, une centrale nucléaire fournit également l’énergie thermique sous forme des vapeurs, qui peut être utilisée dans les industries ou usines comme la Fomi, la Brasserie, le Savonor, les usines du thé, etc. « Par conséquent l’utilisation de l’énergie thermique dans les usines et industries réduirait considérablement la déforestation dont l’impact au niveau climatique n’est plus à démontrer», a indiqué le ministre en charge de l’énergie. Il a été pris en compte également le fait que l’Union européenne va bientôt certifier les énergies nucléaires parmi les énergies vertes du fait que ce genre d’énergie s’accompagne d’un faible dégagement de gaz carbonique (CO2) et de vapeur d’eau, donc moins de polluant.
Mettre en avant la formation de l’expertise nationale
La quatrième considération est que les pays de la région est-africaine comme le Kenya, le Rwanda et l’Uganda se sont déjà lancés dans ce programme ambitieux de construction des centrales nucléaire. « Le Burundi n’est pas le seul pays africain à envisager la construction d’une centrale nucléaire. Le pays mettra surtout en avant la formation de l’expertise nationale requise et la collaboration avec les partenaires crédibles dans ce domaine pour barrer la route aux dangers qui pourraient affecter la santé de personnes et l’environnement», a-t-il souligné.
Grâce-Divine Gahimbare