
M. Amissi a indiqué qu'une sensibilisation à la limitation des naissances est nécessaire
Depuis 2012, des organisations du monde entier célèbre la Journée internationale des enfants des rues. C’est une journée spéciale reconnaissant la force et la résilience des millions d’enfants des rues dans le monde. C’est aussi pour assurer la sécurité des enfants connectés à la rue. Au Burundi, les enfants en situation de rue deviennent de plus en plus nombreux. Mais le gouvernement du Burundi essaie de retirer les enfants de la rue, pour les réinsérer dans leurs familles et elle atteint une étape satisfaisante.
Les enfants qui sont en situation de rue disent qu’ils y sont par contrainte de la pauvreté de leurs familles. Aussi, le compagnon joue un grand rôle pour qu’un enfant fréquente la rue. I. Z. est parmi les enfants que le projet « Enfant soleil » a retiré de la rue dans l’objectif de les réinsérer dans leurs familles mais aussi les réinsérer à l’école. Il a indiqué qu’il est orphelin de père et mère et qu’il vivait avec sa grand-mère dans le quartier Mugoboka de la zone Rohero en municipalité de Bujumbura. I.Z a fait savoir qu’avant de fréquenter la rue, il étudiait en 5e année primaire mais il avait des difficultés pour avoir le matériel scolaire. Mais, ajoute-t-il, en grande partie, c’est à cause de ses compagnons qu’il a fréquenté la rue. I. Z. a précisé que, maintenant, il sait ce que c’est la rue. Il aimerait retourner à l’école.
Le coordinateur adjoint du projet « Enfant soleil », Emmanuel Amissi a fait savoir que ce projet est un centre de transit pour les enfants qui sont retirés de la rue pour attendre la réinsertion familiale et scolaire. Dans ce centre de transit, les enfants y restent au maximum trois mois pour y recevoir un encadrement à la réinsertion familiale. Selon M. Amissi, le retrait des enfants en situation de rue atteint une étape satisfaisante. Car, beaucoup d’enfants en situation de rue ont été réinsérés dans leurs familles. Il a précisé que les enfants qui sont dans ce centre sont de deux catégories. D’une part, il y a des enfants qui ont besoin d’une réinsertion familiale et scolaire et, d’autre part, ceux qui ont besoin d’une réinsertion familiale seulement.
Pour la catégorie des enfants qui ont besoin d’une réinsertion scolaire, M. Amissi a précisé que c’est le projet « Enfant soleil » qui se charge de tout. Ce projet leur fournit le matériel scolaire, les frais de scolarité jusqu’à ce qu’ils terminent le post fondamental.
Aussi, il a ajouté que le projet « Enfant soleil » organise des visites pédagogiques dans les écoles qui ont accueilli ces enfants pour voir s’ils fréquentent réellement l’école.
Le concours de tout un chacun est nécessaire
Amissi a signalé que, actuellement, la plupart des enfants en situation de rue sont les ressortissants de la zone Buterere de la commune Ntahangwa en municipalité de Bujumbura. C’est pourquoi ça donne l’impression qu’il y a la recrudescence des enfants en situation de rue. Or, il y a ceux qui fréquentent la rue le jour pour rentrer chez eux le soir. Si non, a-t-il renchérit, le nombre des enfants en situation de rue a diminué.
Toutefois, l’éradication du phénomène des enfants en situation de rue nécessite le concours de tout un chacun. M. Amissi a souligné qu’une étroite collaboration entre l’administration à la base et les parents est nécessaire. Aussi, il a ajouté qu’une sensibilisation à la limitation des naissances à l’endroit des parents est incontournable. Car, la plupart des enfants sont dans la rue parce que leurs familles sont pauvres. C’est aussi par manque d’encadrement de la part des parents. Or, la famille qui est pauvre et en même temps très nombreuse, il devient alors difficile d’assurer les besoins de tous les enfants.
Fidès Ndereyimana