
Les participants ont été unanimes en affirmant que la traite des personnes fait partie des fléaux que nous devons continuer à combattre ensemble
La Commission de concertation et de suivi sur la prévention et la répression de la traite des personnes, en partenariat avec l’Organisation international pour les migrations (OIM) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef) a procédé au lancement du document portant sur les Procédures opérationnelles standard (POS). Selon le secrétaire permanant au ministère en charge des Affaires étrangères, Ferdinand Bashikako, ces procédures opérationnelles standard qui viennent d’être développées par le gouvernement du Burundi apparaissent comme une réponse pour combattre la traite des personnes dans notre pays.
Bashikako a indiqué que ces procédures sont conçues pour améliorer et soutenir l’identification, l’orientation et l’assistance des victimes de la traite dans le pays grâce à la coordination et la coopération entre les parties prenantes gouvernementales, la société civile et les organisations internationales. « Elles transformeront la qualité et la rigueur du travail de protection des victimes de la traite et de poursuite des auteurs et fournissent des normes minimales pour lutter efficacement contre la traite des êtres humains ». Et d’ajouter qu’il s’agit d’un outil essentiel dans la protection des victimes et qu’à ce titre, constitue un élément clé des efforts du pays pour établir une réponse solide et complète contre la traite de personnes.
Michel Asima, responsable des programmes de l’OIM au Burundi estime que ces procédures visent à améliorer l’efficacité des nombreux acteurs impliqués dans la protection des victimes de la traite des êtres humains. « Elles visent la coordination entre les organisations gouvernementales et non gouvernementales, locales et internationales. Elles harmonisent et définissent les stratégies de réponses articulées sous les quatre piliers que sont la prévention, la protection, la poursuite et le partenariat tout en mettant l’intérêt de la victime au cœur de la lutte ».
Le président de la commission de concertation et de suivi sur la prévention et la répression de la traite des personnes, Epitace Masumbuko, a appelé tous les partenaires à rester aux côtés du Burundi pour appuyer ses efforts qu’il est en train de consentir pour lutter à jamais cette « ignominie ».
Les Etats-Unis d’Amérique, le Pays-Bas et l’Unicef saluent l’engagement fort et continu du Burundi
L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burundi , Mélanie Harris Higgins et celui du Pays-Bas, Jeroen Steeghs ont félicité le gouvernement du Burundi pour les étapes déjà franchies en prenant des mesures importantes pour rendre justice aux victimes de la traite des personnes.
Nathalie Meyer, représentante adjointe de l’Unicef au Burundi a salué les efforts consentis par le gouvernement Burundi. « A travers l’engagement fort et continu des divers parties prenantes, le Burundi a escaladé les échelons du département d’Etats américains chargé de surveiller et de combattre la traite des personnes, en passant des délais records de la catégorie 3 en 2020 à la catégorie 2 en 2022».
Nathalie Meyer a enfin indiqué que la traite des enfants fait systématiquement écho à d’autres défis liés à la protection des enfants tels que l’exploitation économique et sexuelle, les violences et le manque des soins parentaux. Selon Jeroen Steeghs, les estimations montrent qu’au Burundi, 66% des victimes sont des enfants et des jeunes filles, souvent destinées au travail domestique forcé, à l’exploitation sexuelle et au mariage forcé et qui ont fait l’ objet d’un trafic vers les pays voisins ou les Etats du Golfe.
Moïse Nkurunziza