
Après les récents incendies qui se sont survenus à Bujumbura, sur les galeries dit « Ndayizamba » et « Le Parisien », le président de l’Association pour la lutte contre le chômage et la torture au Burundi (Aluchoto), Vianney Ndayisaba a animé, le samedi 22 août 2026, une conférence de presse. Pour ces incendies, M. Ndayisaba demande au gouvernement du Burundi de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire face à tout acte ternissant l’image de notre pays.
« Depuis un certain temps, nous assistons à des situations catastrophiques, au niveau des différents coins du pays où des cas d’incendie surviennent dans des lieux commerciaux, entrainant des pertes matériels à pas mal de gens. Et dans tous ces cas, en l’occurrence ceux du jeudi dernier à Bujumbura, s’il s’agit d’un des accidents, l’Etat doit prendre mesures de prévention dans les meilleurs délais. Mais, s’il s’agit des malfaiteurs, il faut des investigations approfondies afin de traquer les auteurs, et les traduire devant les juridictions compétentes », a insisté M. Ndayisaba, dans son mot liminaire, après avoir présenté sa compassion à tous les sinistrés.
Avec la Vision nationale 2040-2060, il a indiqué que le Burundi a besoin des investisseurs étrangers qui amènent leurs capitaux ici dans le pays. Mais, les phénomènes d’incendies auquel on est en train d’assister depuis un certain temps font parties des principaux obstacles pouvant empêcher les investisseurs à s’intéresser au Burundi. « Cet incendie qui a emporté les deux grands centres commerciaux de la capitale économique du Burundi a entrainé des conséquences sociales, psychologiques et économiques de pas mal de personnes. Il faut des mesures d’accompagnement de la part de l’Etat afin de venir en aide aux victimes », a suggéré M. Ndayisaba, tout en appelant au professionnalisme des compagnies d’assurances.
Car, a-t-il précisé, au moment où nous connaissons des dossiers qui trainent jusqu’à plus de quatre ou cinq ans, beaucoup d’entre ces dernières ne travaillent plus pour l’intérêt des sinistrés, mais plutôt pour leurs propres intérêts. Et d’ailleurs, il a affirmé que ce ne sont pas seulement les commerçants qui ont perdu, le gouvernement burundais vient aussi de perdre de meilleurs contribuables.
Professionnaliser les services burundais de la protection civile
Pour mieux prévenir ces cas d’incendie, le président de l’Aluchoto a demandé au gouvernement du Burundi de rendre plus professionnel les services burundais en charge de la protection civile, par la mise en place des équipements de qualité, capables de mener une intervention en temps réel. « A défaut de cela, il y’a également moyen de faire recours aux différents partenaires de notre pays, sans aussi oublier la sensibilisation à la population burundaise afin qu’elle puisse contribuer à l’achat des équipements », a souligné M. Ndayisaba
Ce dernier a enfin affirmé que la population burundaise est prête à contribuer pour relancer ledit service, mais seulement qu’il faut une volonté et un mécanisme clair de la part de l’Etat pour le faire.
Avit Ndayiragije
