L’ADB (Agence de développement du Burundi) a organisé, le vendredi 21 août 2026, un café de presse placé sous le signe de la transparence, du dialogue et du partage. Cette rencontre visait à informer les médias sur les principales réalisations de l’Agence au cours de l’exercice 2025-2026 ainsi que ses perspectives pour l’exercice 2026-2027. Le directeur général de l’ADB, Réverien Nizigiyimana, indique que l’Agence a une ambition qui s’inscrit dans la Vision du pays à l’horizon 2040-2060, qui est de faire du secteur privé un véritable moteur de la croissance économique, la création d’emplois et a transformation structurelle de l’économie.

Selon Réverien Nizigiyimana, au cours de l’exercice 2025-2026, 15 985 personnes physiques et 10 393 sociétés ont été immatriculées. Cela signifie qu’elles ont formellement démarré leurs activités commerciales. « Ces chiffres traduisent le dynamisme de l’entrepreneuriat et l’importance du rôle joué par les services de l’ADB dans la formalisation de l’activité économique ».
Par ailleurs, trente-neuf entreprises ont bénéficié d’un agrément leur donnant droit aux avantages prévus par le Code des investissements du Burundi. Parmi ces entreprises, 90 % sont détenues par des investisseurs burundais contre 10 % qui sont entre les mains des étrangers.
Pour M. Nizigiyimana, ces entreprises agréées prévoient un volume total d’investissements de 872 milliards de francs burundais et la création de 2 463 emplois permanents. Ces données montrent, selon lui, que la promotion des investissements ne doit pas être perçue uniquement à travers le montant des capitaux mobilisés. Elle doit également être appréciée à travers les emplois créés, la production développée, les revenus générés, les recettes fiscales issues des impôts sur les revenus d’emplois mobilisés ainsi que les compétences transférées.
La digitalisation, au cœur de l’amélioration des services
Selon M.Nizigiyimana, l’amélioration du climat des affaires constitue une priorité majeure de l’Agence. C’est dans cette perspective que plusieurs projets ont été élaborés, notamment celui portant sur la digitalisation de ses services. M. Nizigiyimana est convaincu que la transformation numérique constitue aujourd’hui un impératif pour rendre les services publics plus accessibles, plus rapides, plus transparents et davantage orientés vers les besoins des usagers.
Pour lui, l’attractivité du pays ne dépend pas uniquement de ses procédures administratives ou opportunités économiques. Elle dépend également de la manière dont le pays est perçu à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. C’est dans ce cadre que l’Agence a élaboré une stratégie de marketing pays ainsi qu’une démarche d’identification de l’image de marque du Burundi. « L’image d’un pays constitue elle-même un actif économique », souligne-t-il.
Selon le directeur général de l’ADB, tous les acteurs doivent contribuer à faire du Burundi une destination d’investissement plus compétitive, plus visible et plus attractive. Mais, insiste-t-il, cette ambition ne peut être portée par l’ADB seule. « C’est pourquoi nous attachons une grande importance à notre collaboration avec la presse. Nous souhaitons renforcer davantage le dialogue entre l’ADB et les médias afin que l’information économique soit accessible, plus régulière et plus proche des préoccupations des citoyens et d’opérateurs économiques », a-t-il souligné.
Eric Tuyishemeze
