
Les participants à cette conférence souhaitent la réécriture de l'histoire du Burundi pour l'intérêt de tous
La CVR (Commission vérité et réconciliation) a organisé le mercredi 14 juin 2023, une conférence publique sous le thème «La connaissance de la vérité (historique et culturelle) pour la paix et la réconciliation véritable au Burundi ». L’objectif était surtout, d’aider les Burundais à comprendre qu’il faut léguer à nos enfants l’appartenance à la nation.
«La vérité, les Burundais en ont besoin pour éclairer notre passé commun qui passe encore très difficilement. Ils en ont soif pour purifier les mots, les discours, les gestes du présent encore pleins de doute, passion et d’émotion. La vérité, c’est le futur d’un pays, le Burundi, qui aspire à la réconciliation véritable », a souligné Pierre-Claver Ndayicariye, président de la CVR.
La vérité, c’est notre futur, au passé et au présent, n’ayons plus peur de la vérité, ayons plutôt peur du mensonge qui tue, et de l’hypocrisie qui rend esclave l’homme. Pour cela, le public va tirer au maximum l’éclairage suffisant qui sauve l’esprit et qui libère la raison.
Envisager un avenir meilleur
Dans son exposé, Jean-Bosco Manirambona, enseignant-chercheur sur les questions de l’histoire, a indiqué que le Burundi a été piégé et manque la connaissance de la vérité historique et culturelle. Ainsi, le colonisateur a associé les traits physiques aux traits ethniques. Pour lui, parmi les critères du sous-développement au Burundi figurent les crimes qui ont été commis. M. Manirambona a voulu analyser les fondements historiques qualifiés ou définis comme universels, mais également, considérer, observer et se rendre compte en quoi il y a eu des mutations sociales et vivre avec cela.
Pour Professeur Jean-Bosco Manirambona, il faut une contribution à la réconciliation nationale à travers le contexte historique des identités sociale et familiale. Aussi, il faut réétudier l’histoire des origines de la monarchie sacrée en combinant plusieurs sources et en procédant à une approche multidisciplinaire. Il y a également nécessité de savoir et faire savoir d’où on vient, où on est pour savoir où on va et envisager un avenir meilleur.
Le professeur Manirambona a, à cet effet, précisé qu’il faut tout faire pour que nos enfants ne soient pas tués sur des critères ethniques. Il serait mieux de tout faire pour déterminer la vie de notre postérité.
Les participants à cette conférence souhaitent la réécriture de l’histoire du Burundi pour l’intérêt de tous. Il est important que les Burundais se redéfinissent eux-mêmes, et doivent changer et être d’autres personnes. L’autre point important est que la grande vérité pourra contribuer à ce que la CVR connaisse la vérité.
Yvette Irambona