
La CNIDH (Commission nationale indépendante des droits de l’Homme) a organisé à Bujumbura, le vendredi 04 septembre 2026, un atelier de haut niveau en faveur des rapatriés et des réfugiés au Burundi. Mgr Martin Blaise Nyaboho, président de cette commission, a indiqué que cet atelier permet de présenter les résultats des descentes d’évaluation des besoins des rapatriés et des réfugiés, de mettre en lumière les principales difficultés rencontrées, les risques de protection identifiés et les besoins prioritaires des personnes concernées? afin de formuler des recommandations concrètes en faveur d’une meilleure protection de ces personnes cibles.
Mgr Nyaboho a fait savoir que la protection des personnes déplacées internes, des rapatriés, des réfugiés et des apatrides constitue une responsabilité collective. Il a précisé que ces personnes peuvent être confrontées à des difficultés particulières dans l’accès à leurs droits et aux services essentiels, notamment en matière de documentation, de logements, d’éducation, de santé, de protection et d’accès à la justice.
Mgr Nyaboho a signalé aussi que dans les communautés de retour, les difficultés économiques, sociales peuvent favoriser notamment les violences basées sur le genre, les conflits familiaux, les séparations, les difficultés de scolarisation des enfants et des risques d’exploitation.
« Ces situations exigent une attention particulière de la part des autorités, deS communautés et de l’ensemble des acteurs de protection» a-t-il déclaré. Mgr Nyaboho a signalé également que la CNIDH réaffirme, à travers cet atelier, sa disponibilité à poursuivre son mandat de promotion et de protection des droits de l’Homme en collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés.
Sadate Steven Ngabishengera, assistant du ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique dans son mot d’ouverture a indiqué que la CNIDH joue un rôle essentiel dans la dynamique de la protection des droits de l’Homme entant que organe consultatif auprès des institutions de l’Etat.
Œuvrer en faveur des personnes vulnérables
Il a expliqué que ses missions de monitoring, de sensibilisation, de plaidoyer et de suivi des dossiers contribuent à renforcer la protection des personnes vulnérables. M. Ngabishengera a signalé que dans le cadre du projet de « coordination des activités de protection des droits des personnes déplacées internes, des rapatriés et des apatrides», financé par le HCR, la CNIDH a déjà organisé des activités à Gatumba et sur le site de Gateri. Ces activités soutiennent des victimes des inondations causées par la montée des eaux du lac Tanganyikaet permettent de suivre de près, les cas de violations des droits des personnes déplacées internes, des rapatriés et des réfugiés. Elle mène également des différentes activités de plaidoyers de haut niveau auprès des autorités compétentes pour renforcer le cadre légal et institutionnel en faveur de ces personnes. Ces interventions témoignent de son engagement à répondre aux besoins de protection des personnes affectées et à promouvoir le respect de leurs droits.
« Pour rendre ces interventions plus efficaces, il est nécessaire de poursuivre des efforts en matière de mobilisation des ressources financières, d’appui technique, du renforcement des capacités et de formation du personnel et des acteurs communautaires. La collaboration entre les autorités, la CNIDH, le HCR, les organisations partenaires et les communautés demeure donc indispensable», a-t-il conclu
Fidèle Hatangimana
