
Mme Ntacombaye : « La politique de la gratuité des soins a allégé pour nous le fardeau des frais de soins de santé pour nos enfants»
Depuis 2006, sous la présidence de feu présidence Pierre Nkurunziza, le gouvernement a mis en place la politique de la gratuité des soins chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Depuis ladite année jusqu’aujourd’hui, les bénéficiaires ne cessent de se souvenir de ces avantages sociaux accordés dans différentes structures de soins publiques. Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida témoigne la valeur ajoutée de ladite politique en ce qui concerne l’amélioration de la santé maternelle, néonatale et prénatale.
« Les soins de santé pour les enfants de moins de cinq ans étaient un casse-tête pour ma famille avant la politique de la gratuité des soins. Quand un enfant tombait malade, nous ne pouvions pas l’amener dans une structure de soins pour plusieurs raisons. Nous n’avions pas de moyens financiers pour payer les frais de consultation et des médicaments. Le centre de santé était aussi à 5 km. Par conséquent, je décidais souvent de laisser mon enfant à la maison et de pratiquer l’automédication jusqu’à ce qu’il guérisse », a précisé Jeannette Ntacombaye.
Elle se réjouit de la politique de la gratuité des soins chez les enfants de moins de cinq ans. Elle affirme que l’amour de la patrie se démontre dans les activités réalisées par les autorités envers les Burundais. « Nous reconnaissons l’amour que le gouvernement du Burundi ne cesse de nous témoigner en continuant à accorder la gratuité des soins à nos enfants de moins de cinq ans. Nous sommes aussi conscientes que ladite gratuité a allégé le fardeau à différentes familles qui payaient les soins de santé », ajoute Mme Ntacombaye.
« Je suis touché par la continuité»
Gérard Ndibanje, précise qu’il remercie le gouvernement du Burundi pour la continuité de la gratuité des soins chez les femmes enceintes. L’air pensif…. il se souvient par contre des frais de soins qu’il a payés pour une césarienne pratiquée à sa femme avant la gratuité des soins. Il hoche sa tête, avec un sourire sur ses lèvres pour montrer sa gratitude envers la politique de la gratuité des soins : « Ce qui m’a plus touché, c’est que la politique de la gratuité des soins chez les femmes enceintes continue. Maintenant, presque toutes les femmes enceintes sont encouragées à faire des consultations prénatales jusqu’à l’accouchement. A mon avis, le taux de mortalité maternelle aurait sensiblement diminué grâce à la politique de la gratuité des soins ».
- Ndibanje appelle tous les Burundais en général, à témoigner à leur tour de l’amour de leur patrie en s’attelant aux travaux de développement.
Accessibilité financière et géographique
Polycalpe Ndayikeza, directeur général de la planification et porte-parole du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a fait savoir que le patriotisme se définit par l’amour de la patrie. « Au niveau du secteur de la santé, nous nous réjouissons de la politique de la gratuité des soins chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Rappelons que ces bénéficiaires font partie des couches de la population les plus vulnérables aux différentes pathologies. Avec ladite politique, les petits enfants et les femmes enceintes n’ont plus de problème d’accessibilité financière et géographique. Avant cette politique, beaucoup de familles burundaises n’avaient pas accès aux soins de santé à cause du manque de moyens financiers. Elles parcouraient de longues distances avant d’arriver aux structures de soins, établies à plusieurs kilomètres de leurs ménages. Alors que maintenant, la population a facilement accès à une structure de soins à moins d’un kilomètre ».
Dr Ndayikeza a précisé que grâce à la gratuité des soins, le taux d’accouchement dans les milieux de soins qui était de moins de 60% est passé à plus de 87% maintenant. Dans les structures d’hospitalisation, il se remarque beaucoup d’enfants de moins de cinq ans. Cela montre que ces derniers bénéficient de cette gratuité des soins. Avant l’application de la mesure de la gratuité des soins, la mortalité maternelle était de 500 pour 100 000 naissances vivantes. Actuellement la situation a sensiblement changé. Bien que le Burundi n’ait pas encore atteint l’objectif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui est de 70 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, tous les intervenants dans le secteur de la santé sont en train de concentrer des efforts pour améliorer les indicateurs en rapport avec la santé maternelle, néonatale et prénatale.
Le gouvernement paie la gratuité à la place des bénéficiaires
Le porte-parole du ministère en charge de la santé a, cependant, saisi l’opportunité, pour rappeller à la population que c’est le gouvernement du Burundi qui paie la gratuité des soins en faveur des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. « Cela montre qu’il veut payer les frais de santé pour les couches de la population les plus vulnérables pour avoir toutes les couches sociales en bonne santé ».
Dr Ndayikeza invite toute la population en générale, de profiter de la politique de la gratuité des soins en s’attelant à son tour aux travaux de développement.
Rose Mpekerimana