Avoir une vision claire de ce que l’on veut atteindre
Dans le but d’atteindre sur la vision nationale, «Pays Emergent en 2040, Pays Développé en 2060 », les jeunes doivent comprendre qu’ils ne sont pas là pour être employés mais pour créer des emplois pour les autres. Ils ne peuvent n’être paresseux ni se décourager, même face aux échecs. Ils doivent patienter, persévérer et avoir une vision claire de ce que l’on veut atteindre. C’est un reportage du 12 janvier 2026.

Jean Marie Kajeneza, un entrepreneur de la commune Muramvya fabrique des chaussures il affirme qu’on peut gagner de l’argent même avec des petits projets, ce qui est un atout considérable. De plus, il ajoute qu’il est plus facile de démarrer avec des petits projets, car il est souvent difficile de trouver les moyens financiers pour lancer des projets de grande en vergure car ,leur parents n’ont pas souvent de ressources nécessaires. « Malheureusement, dans notre culture burundaise, les parents n’ont souvent pas une vision à long terme et ne pensent pas toujours au développement de leurs enfants », insiste-t-il. Par conséquent, il est souvent difficile de réaliser un projet qui nécessite des investissements importants.
Cependant, M.Kajeneza a souligné que l’importance de créer son propre projet est l’autogestion, qui permet de prendre en main son propre avenir. Malheureusement ces projets sont souvent lancés sans capital initial, ce qui rend le démarrage très difficile. La première difficulté est donc le manque de capital.
M.Kajeneza indique que la société burundaise a souvent du mal à comprendre qu’une personne puisse commencer par zéro et réussir à développer son projet avec le temps. « Les gens pensent souvent que l’on n’est pas sérieux, que l’on est en train de perdre son temps, alors que l’on a des objectifs à atteindre poursuit-il. Il ajoute qu’un autre obstacle est que la population burundaise a tendance à dévaloriser les produits locaux. Même si la qualité est bonne, le fait que les gens ne valorisent pas leurs propres produits peut entraîner des échecs.
M.Kajeneza demande aux jeunes qui n’ont pas encore commencé à créer leurs petits projets qu’ils se mettent au travail parce que le monde change. Il ajoute qu’ils doivent créer leurs propres opportunités. Selon lui, pour atteindre les objectifs de la vision nationale, les jeunes doivent prendre l’initiative de créer leurs propres projets. Il est important d’étudier, mais il faut aussi mettre en pratique les connaissances acquises.
Avoir en soi pour atteindre les objectifs
Quant à Jean Marie Ngeze, un ménuisier la création d’un projet nécessite d’avoir confiance en soi et il faut travailler jour et nuit pour atteindre se objectifs. Il revient aux défis qu’il rencontre dans son métier liés à la qualité de planches. De plus, les travailleurs tombent souvent malades, ce qui cause des retards dans la production. Certains clients sont en retard pour nous payer.
M. Ngeze prodigue des conseils aux jeunes de ne pas sous-estimer de travail, car n’importe quel emploi peut aider à vivre. Selon lui, beaucoup de jeunes pensent qu’ils seront employés dans le secteur public, mais il faut changer de mentalités pour atteindre la vision nationale : « Burundi, pays émergent en 2040, pays développé en 2060 ». Il recommande aux jeunes de travailler dans tous les secteurs et mettre en pratique ce qu’ils ont appris en classe. « L’important est que nos familles aient de quoi manger et que nos employés soient payés », poursuit-il. Il a conclu que pour surmonter les difficultés il faut créer une confiance en soi et devenir fidèle pour la clientèle.
Jean Christophe Girukwishaka/ (Stagiaire)
