La société d’assurance Bic Non-Vie a entamé, le samedi 24 octobre 2026, au processus d’indemnisation des commerçants ayant perdu leurs biens lors de l’incendie du marché central de Ngozi. Pour cette première phase, cinquante-trois commerçants ont signé des contrats d’indemnisation, tandis que quatorze autres dossiers sont encore en cours de traitement. Au total, une enveloppe de 3 475 000 000 de francs burundais est prévue pour cette première tranche d’indemnisation.

S’exprimant devant la presse, le directeur général de l’assurance Bic Non-Vie, Joël Ngendabanka, a indiqué que cette opération s’inscrit dans le cadre du respect des engagements contractuels de la compagnie envers ses assurés. Il a précisé que l’indemnisation constitue un moyen de permettre aux commerçants sinistrés de reprendre progressivement leurs activités économiques, soulignant que la reprise des activités commerciales des sinistrés est importante non seulement pour leur permettre de retrouver leurs sources de revenus, mais également pour contribuer au développement économique.
Il appelant que les risques peuvent survenir à tout moment et entraîner des conséquences importantes. Il invite la population, en général, à adhérer davantage aux assurances, notamment comme mécanisme de protection contre les imprévus susceptibles de compromettre les investissements et moyens de subsistance.
Satisfaction et inquiétudes
De leur côté, les commerçants ayant signé les contrats d’indemnisation saluent les efforts déployés par Bic Non-Vie. Ils considèrent cette initiative comme une étape nécessaire pour tenter de surmonter les difficultés engendrées par la destruction de leurs marchandises. Toutefois, malgré cette satisfaction, certains commerçants ont exprimé leurs inquiétudes concernant les montants d’indemnisation proposés. Ils estiment que les sommes prévues sont inférieures à leurs attentes au regard des pertes qu’ils ont subies. Cette situation suscite des préoccupations chez les sinistrés, dont certains doivent faire face à la nécessité de reconstituer leurs stocks, reprendre leurs activités et répondre à leurs obligations financières.
Face à ces difficultés, les concernés sollicitent l’intervention des banques auprès desquelles ils ont contracté des crédits. Ils leur demandent d’envisager des facilités susceptibles de les aider à surmonter les difficultés et à retrouver progressivement leur stabilité financière. Au-delà des préoccupations liées aux montants proposés, les commerçants sinistrés appellent la compagnie d’assurance Bic Non-Vie à poursuivre le processus d’indemnisation et respecter les engagements convenus dans les contrats qui la lient à ses assurés.
Clovis Dusabe
